Bienvenue sur le blog du Shakko, groupement de joueurs au sein de l'association Rennaissance & Culture
(Sainte Geneviève des Bois dans l'Essonne). Le club, avec 30 ans d'existence , joue "HISTORIQUE" (du Moyen-âge à nos jours) et "FANTASTIQUE" ( Warhammer 40000, Warhammer Battle , Seigneur des anneaux ...) tous les samedis après-midi
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17 sept. 2005

La côte 112, début juillet 1944 en Normandie - Episode 1

Le 27 juin 1944, Montgomery lance une offensive contre le front allemand, pour fixer les panzer divisions contre l'armée anglo-canadienne, alors que les américains prennent Cherbourg.
Aux 21ème, 12ème SS "Hitlerjugend", 2ème panzerdivision et "panzer Lehr" viennent s'ajouter maintenant le IIème SS panzer korps composé des divisions "Hohenstofen" et "Frunsberg" et du 102ème bataillon de chars lourds SS monté sur"TIGER"(40 engins à peu près).
Rappelées d'urgence du front de l'est car le Reich n'a plus d'autre réserve stratégique, les colonnes du IIème panzerkorps, débarquées des trains près de Versailles, encombrent toutes les routes d'accès au front.
Le bataillon de "Tiger" fait le bilan des pertes qu'il a infligées aux soviétiques:
501 chars et autres blindés, plusieurs centaines de pièces d'artillerie et antichars, des dizaines de véhicules de tous types, et 8 avions!
En fait les deux offensives vont se croiser, obligeant les anglais à modifier leur orientation initiale et à engager les allemands sur la côte 112.

Moteurs vrombrissants, dans un ordre impeccable, les "TIGER" du 102ème bataillon de chars lourds SS et les PZ IV de la 9ème SS panzer division progressaient comme pendant la bataille de BIELGOROD où beaucoup de leur cadres combattaient un an plus tôt au sein des divisions "LIEBSTANDARTE"ou "DAS REICH".
Les jeunes panzer grenadiers d'accompagnement, en tenue camouflée, le visage noirci à la suie ne laissant paraître que des dents de loup et un regard d'acier*, se fondant dans toutes les aspérités du terrain, épiaient toute réaction ennemie, prêts à bondir ou à se plaquer au sol et à riposter de toutes leurs armes au moindre signe de leurs sous-officiers.
De l'autre côté, on aurait pas parié cher sur les certes robustes mais novices écossais de la 15ème division, appuyés quand même par des "CHURCHILL" d'une brigade indépendante et des "CROMWELL" de la 7ème armored.
Enthousiasme, inconscience, les "CROMWELL" commencèrent par un raid sur un village occupé par une section SS.
Trois carcasses restèrent à se consumer dans les rues, ayant subi le feu des panzerfaust...
Ensuite, évitant les "TIGER", les "CHURCHILL mirent barre à gauche, et engagèrent les "PZ IV" étrangement passifs.
Trois chars allemands sur quatre exlosèrent sous les tirs des 75, alors qu'un "FIREFLY", par un coup de maître tiré d'un angle impossible, trouvait la jointure entre deux plaques de blindage d'un "TIGER", assurant un avantage moral aux "tommies".
Le doute s'installa alors chez les SS, malgré quelques avantages en combat d'infanterie mal coordonnés.
L'intervention de l'aviation alliée, accentua le desordre dans le camp allemand et acheva d'ébranler l'arrogance des fanatiques de la "HOHENSTOFEN".
Le dernier PZ IV incendié par un "CHURCHILL", le dernier "TIGER""mouché" par le même "FIREFLY"que le premier, leur infanterie prise sous le feu de "CHURCHILL CROCODILE", de "PETARD", de mortiers, et malgré une résistance à l'aile droite, les derniers allemands furent en fin de compte chassés de la table.
Une vingtaine d'hommes** hors de combat et trois chars en fut le prix à payer pour les anglais.

*"les jeunes fauves du fuhrer" Jean Mabire
**5 figurines

11 sept. 2005

Bataille de Minden, 1er aout 1759.

Sur la table de jeu, 45 bataillons de ligne régulière, appuyés de divisions de cavalerie et d'artillerie moyenne, s’entredéchirèrent dans le tumulte du feu et des charges. La tache des Français ne se révélait pas des plus simples. Devant déloger l’armée anglo-allemande, solidement accrochée sur un plateau, les pertes pouvaient s’annoncer très élevées. Les troupes du général Wangenheim (Hannovrien), s’étirait le long de villages et de redoutes prêtes à cracher tout leur feu sur les lignes de bataille françaises.

Clairement l’armée française sous le commandement du maréchal de Broglie (JF, puis relevé par Nicolas), montra sa volonté d’engager l’ennemi, et de le chasser des hauteurs. Toute la difficulté pour Maurice tenait à garder une bonne coordination dans sa ligne de défense très étendue. Il se rendit vite à l’évidence qu’il ne pourrait défendre efficacement tous les points d’accroche que le Français pouvait tenter de prendre le long du plateau. La brigade du Bade-Wurtemberg fut envoyée par Maurice à l’aile gauche de l’armée anglo-allemande avec l’espoir de tenir ce flanc peu défendu.


Les divisions françaises impeccablement alignées, avançaient au pas, imperturbables, le fusil à l’épaule, et sous le feu de l’artillerie anglo-hanovrienne. Rapidement, Nicolas vit l’opportunité de mettre en danger avec sa division de cavalerie lourde, le flanc droit de l’armée anglaise.


Une redoute mal protégée par l’infanterie devenait une proie idéale pour les sabres longs français. Mais une erreur grossière du général de division de St Pern, hors de la zone de commandement, rendit impossible l’attaque coordonnée d’une partie de la cavalerie. Seul un régiment mena la charge. Qu’à cela ne tienne ! La fougue des cavaliers français suffirait peut être.


La réaction de Maurice fut peut être un peu lente, mais bien menée ; et bien que n’évitant pas la destruction de sa batterie, elle permis d’éviter toute exploitation en profondeur.
 


Les bataillons français de Nicolas entrèrent le tour suivant à portée de feu des anglo-allemands. Très impétueux, il lança toute une brigade sur sa droite, à l’attaque du plateau. Les pertes étaient telles que deux bataillons furent littéralement annihilés. Ne tenant plus au moral, ils furent retirer de la table. Mais le prix de cette victoire coûta cher aussi à l’Anglais, qui finit par voir sa ligne de défense se fragmenter dans ce secteur. Un régiment de Grenadiers anglais fut même forcé de se replier, brisé.

Mais l’Anglais a la réputation de rester stoïque, même dans les moments les plus difficiles. Maurice ne faillit pas à cette réputation. Sûr de ses hommes, il ordonna cependant une attaque coordonnée sur les troupes françaises. Incroyable ! Alors que l’armée anglo-allemande tenaient les meilleures positions possibles en hauteur. Il décida néanmoins de passer à l’offensive sur l’ensemble de la ligne de front. La qualité de ses bataillons étant d’ailleurs très bonne.


Son flanc gauche finit malgré tout par céder à la pression française. Alors qu’au centre, les combats étaient loin d’être finis. Qui sait qui aurait lâché le premier ? Hélas, la partie s’arrêta sur ces faits.

Au bilan, le français est parvenu à prendre un objectif important de ses ordres : déloger les anglais et Bade-Wurtembergeois à droite du plateau, ainsi que la prise du village de Todtenhaussen. La pression par la suite pourrait se révéler très difficile pour l’armée anglo-hannovrienne, au moral néanmoins supérieure à l’ennemi, dans son attaque au centre du terrain. Par les objectifs pris, c’est bien le Français qui a été vainqueur aujourd’hui.

Anglo-allemands : 21 bataillons d’infanterie régulière
7 escadrons de cavalerie lourde
4 batteries d’artillerie moyenne

Français : 24 bataillons d’infanterie régulière
8 escadrons de cavalerie lourde
3 batteries d’artillerie moyenne

3 sept. 2005

Un des épisodes de la bataille de Vittoria, 21 juin 1813.

Ca se passe à l’aile droite des français, ces derniers devant défendre les passages de la rivière Zadorra contre les Anglo-espagnols, cette fois-ci supérieurs en nombre et en situation d’attaquants.
Historiquement, les Français ont perdu et même bien perdu à Vittoria, au point que L.V.Beethoven lui-même, farouche opposant à l’empereur, composa une œuvre à la gloire des vainqueurs.
Ceci étant, si à la fin de la partie les Anglo-espagnols n’ont pas marqué de progrès notables, les Français, localement, seront gagnants.



Il est de règle qu’au début d’une bataille, les chefs de chaque camp puissent étudier les positions de l’adversaire. Les Anglo-espagnols furent dans un premier temps désappointés de ne trouver devant eux aucun soldat français.
Ces derniers avaient mis à profit tous les éléments de terrain pour dissimuler leurs maigres effectifs. Les quelques bois et le maigre village regorgeaient donc de troupes.
Sans opposition, les 92ème « GORDON HIGHLANDERS », 28ème « NORTH GLOUCESTER et 32ème « CORWALL » bataillons passèrent en bon ordre sur leur gauche le pont débouchant vers la droite supposée des français, avant d’être bloqués par un feu vif et soudain de tirailleurs d’un bataillon du 6ème léger.



Passant à gué la rivière ZADORRA, le 42ème « BLACK WATCH », le 44ème « EAST ESSEX » et le 5ème « KING GERMAN LEGION » appuyés par une batterie de 9 s’engageaient sur le centre des français quand ceux ci, embusqués dans les premières habitations du village, lâchèrent plusieurs feux meurtriers.


Aux premières loges, les highlanders du « BLACK WATCH » firent d’abord bonne mesure, ripostant même avec efficacité, avant de lâcher pied sous les tirs conjugués de l’infanterie et de l’artillerie française, pendant que leurs voisins de gauche, ayant le flanc à découvert, subissaient les assauts de la cavalerie.


Après avoir repoussé une charge de chasseurs à cheval, les Allemands du 5ème K.G.L.eurent leur carré rompu par des dragons appuyés par une batterie à cheval.
Le 44ème subi le même sort, mis à mal à faible portée par une douzaine de pièces d’artillerie.


La rivière fût donc repassée en désordre au moment même ou les unités espagnoles commençaient à peser, un peu tardivement, sur le village abritant la gauche française.


Lents, peu motivés contre des unités de ligne en position fortifiée, les fantassins espagnols de « ARAGON », « LEON », « CORDOBA » « NAVARRE »et « VALENCE » ne furent pas d’une grande efficacité.
La cavalerie Britannique, dont on ne citera pas le nom des unités pour ne pas ternir leur prestigieuse réputation, fit des démonstrations de manœuvres, bien à l’abri des feux adverses…
Les Français ont fait de bonnes combinaisons inter-armes, jouant de la rapidité et de la souplesse de leurs soldats ; leurs positions n’ayant pas été réellement entamées et ayant infligé des pertes sensibles à leurs adversaires, ils ont gagné la partie.


Une dure entrée en matière pour J.A. !…