Bienvenue sur le blog du Shakko, groupement de joueurs au sein de l'association Rennaissance & Culture
(Sainte Geneviève des Bois dans l'Essonne). Le club, avec 30 ans d'existence , joue "HISTORIQUE" (du Moyen-âge à nos jours) et "FANTASTIQUE" ( Warhammer 40000, Warhammer Battle , Seigneur des anneaux ...) tous les samedis après-midi
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28 nov. 2005

La côte 112, début juillet 1944 en Normandie - Episode 3

Les anglais, suite à leur dernière victoire, se sont offerts de bonnes positions de défense et voient avec confiance la suite des événements, notamment une contre attaque allemande.
Si celle ci échoue, la route de Caen sera ouverte, ou en tout cas assez dégarnie pour en permettre l'investissement...

Cette fois ci, chars "PANTHER" et canons automoteurs "STURMGESCHUTZE" étaient au programme de la contre-attaque allemande, appuyés par des panzer-grenadiers et soutenus par la batterie d'obusiers automoteurs de 105 mm "WESPE", dont le commandement en attendait cette fois plus d'efficacité.
Après avoir résisté quelque temps, les Ecossais tenant la première ligne de défense furent submergés par des feux de toutes origines, avant de finalement disparaître de la table.

Leur soutien antichar, d'abord gêné par la fumée des explosions et incendies, fut ensuite repéré et anéanti par les "STURMGESCHUTZE", laissés sur la droite en couverture de l'attaque principale.
L'artillerie écossaise, quant à elle, ayant dès le départ de bons plans de feux d'interdiction, occasionna des pertes et de l'inquiétude au commandement allemand.
La rentrée sur la table de plusieurs pièces tractées de 17 pdr de la 75ème anti-tank compagny fut contrastée:
une partie fut détruite avant même d'être en batterie, pendant que l'autre partie s'offrait deux "PANTHER" et un "STURMHAUBITZ", pendant qu'un "STURMGESCHUTZE", immobilisé, était abandonné par son équipage.

Ceci ne calma pas l'ardeur offensive des allemands, pas plus que l'intervention des inévitables "TYPHOONS", il est vrai peu motivés et chaudement reçus par une "FLAK" efficace, et encore moins les mines, enterrées sans détonateurs!...

Sous la pression, les Ecossais de la 15ème division ont cédé du terrain pour chercher des positions plus sûres, mettre de la distance entre eux et les chars allemands, et se trouver plus près de leurs renforts, lesquels, c'est à n'en pas douter, ne tarderont pas à venir stabiliser la situation.

Les allemands conservent donc localement l'avantage, mais ont cependant joué pour ainsi dire leurs dernières cartes en se retrouvant maintenant comme un coin enfoncé dans les lignes adverses, sans possibilité d'exploiter leur succès car ayant pratiquement épuisé leurs réserves, et risquant en plus d'être encerclés.
Avec leurs moyens motorisés et leur artillerie, les hommes de Montgomery vont sûrement chercher à percer dans un autre secteur pour atteindre la côte 112.

Comment les arrêter alors que les allemands n'ont plus, pour les jours à venir, aucune unité mécanisée en état de contre- attaquer de nouveau, et que l'infanterie et le ravitaillement manquent?
La guerre d'usure joue pour les alliés...

18 nov. 2005

Campagne d'Autriche, juillet 1809.

Eté 1809. A une moyenne de 4 km/heure, sur l'air de "Cadet Roussel" ou encore "j'aime l'oignon frit à l'huile", l'armée française, chemin faisant, pille joyeusement toutes les contrées qui ont la malchance d'être sur les routes convergeant des frontières de l'empire français vers Vienne.
C'est que les autrichiens bombent à nouveau le torse, ce qui est intolérable au vainqueur d'Ulm et d'Austerlitz.
Les meilleurs de ses soldats sont certes restés en Espagne pour une courte, espère t-on, période de maintien de l'ordre, mais l'empereur ne dira t-il pas un jour que sa personne vaut 50 000 hommes!?...

La bataille de Wagram a eu lieu avec le résultat que l'on sait.
24 heures après la défaite des autrichiens, Napoléon engageait la poursuite contre les vaincus.
Les avant-gardes françaises du corps de Masséna se trouvèrent en ce début d'après midi face à un plateau tenu par des unités de couverture, cavalerie, infanterie et artillerie, peu décidées à libérer le passage.
De la force de trois brigades, les Français, pêchant par une trop grande confiance en eux suite à la victoire de l'avant veille, ou étant conduits par un général ambitieux, lancèrent l'attaque immédiatement sans attendre le reste du corps d'armée.

Leur déploiement un peu laborieux fut cependant compensé par l'immobilisme des Autrichiens, soigneusement abrités dans les vergers et les fermes, ainsi que derrière les lignes de crête.
Avançant au centre et en ligne pour minimiser les feux adverses, le 3ème régiment d'infanterie Suisse, encouragé par la présence d'un brillant général de brigade et bénéficiant de soutien, montra sa valeur en délivrant contre des pièces de 12, des "jagers" et des grenadiers Hongrois ses feux meurtriers, tout en subissant les leurs sans broncher.

Son avance n'en fut pas moins stoppée.

L'infanterie légère française attaquant la droite ennemie n'eut pas plus de réussite, ayant à repousser des charges de hussards et de dragons, avant de céder devant des cuirassiers autrichiens.
Ce succès contre la gauche française aurait pu avoir de graves conséquences sans l'intervention en urgence d'une brigade de chasseurs à cheval.
S'ensuivit alors une série de combats de cavalerie aussi acharnés que confus.
Finalement, la situation se stabilisa, les deux adversaires épuisés retrouvant en gros leurs positions du début de la partie.

La droite française, après quelques succès de ses hussards et dragons, et malgré les belles manoeuvres de son infanterie, se vit refuser l'accès du plateau par l'infanterie hongroise et les "fusiliers frontière", alors que le centre droit français, handicapé par un terrain défavorable, ne put coordonner correctement ses attaques, ce dont surent profiter avec maîtrise les nombreux bataillons d'infanterie allemande.
Les autrichiens n'ont rien lâché, reconduisant ou bloquant en bas du plateau les 11 bataillons, 16 escadrons et 3 batteries français, décontenancés devant une telle résistance.

Il est à parier que les "kaiserlicks" auront évacué le village et le plateau à la nuit, et que leur combat d'arrière-garde aura permis à nombre d'unités défaites à Wagram de se soustraire à la destruction ou la capture.