Bienvenue sur le blog du Shakko, groupement de joueurs au sein de l'association Rennaissance & Culture
(Sainte Geneviève des Bois dans l'Essonne). Le club, avec 30 ans d'existence , joue "HISTORIQUE" (du Moyen-âge à nos jours) et "FANTASTIQUE" ( Warhammer 40000, Warhammer Battle , Seigneur des anneaux ...) tous les samedis après-midi
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26 févr. 2007

Opération "Goodwood", Normandie 1944.

La zone de concentration des mécanisés anglais était à l’abri des vues, et donc des tirs allemands, avantage de départ important.
Les Britanniques commencèrent leur avance à l’heure prévue, encouragés à la vue des lignes nazies écrasées par les bombardements aériens.

Malgré des consignes strictes et une bonne connaissance du terrain, les équipes de circulation ne purent éviter les embouteillages.
Au départ, la progression de deux sections de « sherman » ne rencontra pas de difficultés.
Les « stuart », half-track et « cromwell » de soutien, avant même d’être engagés peinèrent à se sortir de leur zone de concentration, gênant par l’occasion la mise en batterie de l’artillerie automotrice, les « Sexton ».
Arrivant en désordre sur leur premier objectif, un hameau, ils furent pris à partie par les restes de la défense allemande.
Après des combats violents, coûteux et confus, le nombre joua pour les Anglais, bien que leur élan fut déjà bloqué.
Les allemands en profitèrent pour se replier sans gros dommages, malgré la pression adverse, sur leur deuxième ligne de défense.
Il est à noter que cette rude résistance et ce repli réussi fut l’œuvre des « bleus » de la 16ème Luftwaffe feld-division.

Prudents, les « Sherman » de droite dépassèrent les premières lignes allemandes bouleversées.
Un sentiment de soulagement et de reconnaissance envers les aviateurs envahit les chefs de chars, à la vue des 75 P.A.K. et 88 démantelés jalonnant leur avance.
Tout bonheur étant éphémère, les premiers combats s’engagèrent avec des Stug III et un « Tiger » arrivés en renfort dans le village de Soliers.
Subissant d’abord quelques pertes, les « Sherman » réagirent violemment en s’offrant le « Tiger » et « un « Stug », alors que les « Typhoon » finirent le travail en écrasant toute résistance visible sur Soliers.
Ayant enfin dépassé leur premier objectif, les « Stuart » et l’infanterie reprirent leur mouvement vers les deuxièmes lignes boches.
Rejoints par des «Sherman », ces derniers subirent des tirs de « panzerfaust » tirés d’un château de la part des « bleus » allemands tout juste repliés et toujours très mordants.
L’entrée sur la table de 2 « Tiger II » compliqua encore la tâche des anglais.
Un 6 P.D.R. velléitaire gagna un duel contre un P.A.K. 40 allemand.
Dans un dernier rush des soldats de sa Majesté, une ultime poussée fut tentée vers Soliers.
Quelques chars parvinrent à l’entrée du village, mais le manque d’infanterie ne permit pas de l’occuper en totalité.

Pour ce qui est du décompte de points.
Les anglais ont pris deux hameaux (à gauche et tout à droite dès le départ) et la moitié du village principal : 2500 points
Ils ont infligé 607 points de dégâts aux boches (non compris bien sûr le bombardement aérien), ce qui fait un total de 3107 points.

Les boches, bien qu’encerclés, tiennent encore le château, ce qui est dangereux pour l’anglais ; il va donc leur falloir le « nettoyer ».
La ferme d’où ont tiré les « Tiger II » leur appartient toujours, de même qu’une partie du village non prise faute de fantassins;
total terrain : 2500 points tout comme l’anglais, plus 794 points de dégâts = 3294 points.
Il faut cependant relativiser, car la plupart des engins anglais détruits restent dans leurs lignes, alors que ceux des boches ne pourront être éventuellement récupérés qu’au cours d’une contre-attaque (une prochaine partie ?…) si les anglais entre temps ne les ont pas fait exploser pour les rendre totalement irrécupérables.
Donc la partie se termine avec un léger avantage pour le british qui a pris du terrain et fait des pertes, même si, à bout de souffle, il n’a pas enfoncé les lignes adverses et n'a pas sécurisé complètement ses arrières…

11 févr. 2007

Rossbach, 5 novembre 1757 - Version 2

Les troupes prussiennes sont massées sur les hauteurs des collines qui surplombent la vallée fluviale de la Saale. En contrebas, les troupes du Prince de Soubise se sont déployées, préparant une offensive générale sur les positions de l'ennemi. La désorganisation que l'on avait pu constater dans les rangs de l'infanterie française lors de la première partie, est un vieux souvenir que tous tentent d'éffacer de leur mémoire. Cette fois, le Français veut en découdre, et en bon ordre de marche !

Fifres et tambours raisonnent dans la vallée humide. Les Prussiens voient la multitude des drapeaux régimentaires s'aligner lentement, mais dans un mouvement impeccable le long de la route pavée qui va de Rossbach à Reichertswerben, village en ruine, où les corps francs de Louis XV sont tombés dans la matinée sur les Frei Huzards du Grand Frédéric. Les Anspessades (sergents-major) de la pointe de leur hallebarde maintiennent l'allignement de leurs compagnies, injuriant sans ménagement les pauvres bougres qui marchent à pas forcés depuis des heures pour tenter ce contournement de l'armée prussienne. Soubise a tenté-là le modèle audacieux de son adversaire. Mais le génie et la manoeuvrabilité n'étant pas les qualités majeures de l'armée française, la ruse n'a pas prise.

Le destin n'a pas voulu d'une débacle prussienne aujourd'hui. Que celà ne tienne ! L'attaque sera frontale. Bien que les troupes de Frédéric soient installées sur le plateau et qu'il va falloir les en déloger, l'ardeur française ne manquera pas. Et pas un homme ne semble flancher face à la difficulté de la tache. Les renseignements fournis par les espions donnent d'ailleurs espoir au haut commandement français. Leurs troupes sont deux fois plus nombreuses. Les attaques vont ètre sanglantes, mais le Prussien tombera de son perchoir.

Sur l'aile droite de la bataille, la cavalerie lourde française au moral sans faille, se lance dans une charge effrénée vers la ligne de crète, étrangement dégarnie de troupes prussiennes. En effet, seuls deux bataillons du 1er régiment de mousquetaires sont visibles. Mais c'est un feu nourri qu'ils reçoivent de plein fouet à courte portée. On entend les balles se fraquasser sur leurs légers plastrons. A leur gauche, les cavaliers français ont à peine le temps d'apperçevoir une batterie lourde qui réaxe ses canons pour effectuer un tir d'opportunité. Le régiment Prince Bourbon flanche et doit replier en déroute. Mais les autres régiments lancés dans cette charge, tiennent au moral et parviennnent sur le 1er régiment. Une mélée débute en haut de cette colline; alors que les cuirassiers du roi et les Grenadiers à cheval parviennent eux aussi sur les hauteurs qu'ils avaient pris comme objectif physique. Mais au débouché, ils se retrouvent face à toute la cavalerie lourde prussienne à l'arrèt qui reçoit sans flancher l'attaque impétueuse. C'est une autre mélée qui s'engage.

Pendant ce temps-là, au centre de la bataille, le village de Lundstedt est étrangement délaissé par les Français qui préfèrent le contourner sans l'occuper, et déployer en ligne de bataille la brigade Auvergne (forte de 6 bataillons), pour partir à l'assaut du plateau. Etrange tactique semble t'il, d'autant que les volontaires Clermont-Prince prennent appui sur un espace rocailleux en arrière du village. Ce déploiement d'ailleurs aurait pu se transformer en désastre car les bataillons en colonne déborde dan,gereusement sur l'axe d'attaque de la cavalerie qui a tout moment peut se replier, et risque d'interpénétrer une partie des bataillons. La brigade Diesbach (7 bataillons) quant à elle, avance doucement derrière l'attaque de la cavalerie.

A gauche, autour de Rossbacht, les Brigades Picardie et Champagne traversent le ruisseau qui longe la voie pavée. Ce sont 16 bataillons qui débouchent ainsi au pied du plateau, là-encore prèts à gravir l'imposant talus. En face, il va falloir déloger deux brigades prussiennes . Mais elles ne totalisent que 11 bataillons. Léger désavantage numérique qui peut être pallié par les hauteurs tenues. Mais l'audace n'est pas ce jour-là, le monopole de la France. Les bataillons prussiens, appuyés de deux batteries lourdes, descendent avec flegme et assurance vers les lignes françaises désorganisées par le passage du cours d'eau. Très vite, les premiers feux nourris débutent le long des deux lignes qui se font face à moins de 200 mètres.

Les combats sont donc rudes. Un bataillon prussien a flanché et s'est replié, mais c'est le seul. Du coté français, certes la charge de cavalerie n'a pas abouti; et c'est au tour du Prussien de lancer ses cavaliers à l'attaque des lignes françaises, mais rien n'est joué ! La partie s'achève donc sans que d'un coté ou de l'autre, une victoire nette soit décelable. La bataille se poursuit. Il est vrai que les Prussiens avec deux fois moins de troupes tiennent malgré tout, et portent même l'audace dans l'attaque. La réputation des hommes de Frédéric n'est plus à faire. Mais les Français ne déméritent pas non plus, et tiennent vaillamment leurs positions. Tout va se jouer sur le moral des lignes de bataille dont les pertes commencent à s'élever. Malin qui pourrait deviner le devenir des combats.

En tout cas, la victoire tactique reste indéniablement prussienne, au regard des points de victoire (pertes + objectifs pris): 45 points pour l'armée prussienne contre 10 points pour l'armée française.