Bienvenue sur le blog du Shakko, groupement de joueurs au sein de l'association Rennaissance & Culture
(Sainte Geneviève des Bois dans l'Essonne). Le club, avec 30 ans d'existence , joue "HISTORIQUE" (du Moyen-âge à nos jours) et "FANTASTIQUE" ( Warhammer 40000, Warhammer Battle , Seigneur des anneaux ...) tous les samedis après-midi
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24 mars 2010

Episode de la bataille de Lützen, mai 1813.

Les unités de reconnaissance avaient posé leurs marques la veille au soir.
La ligne de front serpentait entre les villages, les fermes, et les routes les reliant entre eux.
Les français avaient pris le parti de tenir sur leur gauche avec des nuées de tirailleurs, d’attaquer le village du centre avec leur meilleure brigade, et d’occuper le terrain avec option offensive sur leur droite.
Le russe, avec une froide résolution, présentait une solide ligne de bataille, avec ses unités déjà formées en double ligne, tenant deux villages et gardant ses cosaques et hussards sur sa gauche.


Après les premiers échanges de tirs entre premières lignes russes et les voltigeurs français, une batterie de 8 française commença réellement les hostilités en pilonnant le village central, provoquant bientôt des incendies.
Avançant en colonnes compactes, 3 bataillons de ligne français en refoulèrent un temps les défenseurs…


... avant de subir une contre-attaque appuyée à courte portée par une grosse batterie de 6.
La charge d’un faible régiment de chasseurs à cheval, non soutenu, n’y changea rien, et les russes reprirent possession du village.

Sur l'aile gauche, après avoir eu des échanges de tirs meurtriers avec les solides lignes russes, les 4 bataillons de jeune garde eurent un coup au moral. Ils virent sortir du village de gauche deux bataillons de ligne et une brigade de la Garde russe à l’allure imposante. Ces unités se joignirent aux 3 bataillons du centre russe. L'assaut était donné.


Bluffés par la cavalerie légère russe, 4 bataillons français restaient l’arme au pied sur la droite.
Bien présomptueux, 5« stotnias » de cosaques tentèrent d’y semer le désordre en chargeant avec des « hourras » le 79ème de ligne et un bataillon du 15ème léger mis en carré.
Fusillés de tous côtés, ils prirent la fuite sans contre partie.
Tentant à leur tour leur chance, quelques bataillons russes vinrent à portée de tir des français, avec comme seul résultat une déroute.


Bilan à la fin du 9e tour:
Au centre, chassés du village chèrement conquis, repoussés sur leur gauche par les Gardes bien soutenus, avec un statuquo sur leur droite, les français se retrouvaient en fin de partie dans des conditions pour le moins précaires.
Les russes ont donc gagné sans appel, avec peu de pertes semble t-il (les cosaques irréguliers ne valant pas cher au budget).

NB:
Après réflexion, je pense que le bataillon français de J.C. aurait du pouvoir traverser le village en feu, mais avec la pénalité de troupes en désordre (il est difficile et risqué de garder une formation quand on progresse en évitant les flammes et les gravats, les poutres qui tombent dans les rues voire les pans de mur…).

Joueurs français :
J.C., Stéphane et Jéjé…

Joueurs russes :
Gio, Yves et Jean-Chou, avec le soutien moral de Cyril sur la fin… "

11 mars 2010

Bielgorod, juillet 1943.

6 juillet 1943, à l’est de Bielgorod, sur le front de la 7ème PZ division.
Entre la première et deuxième ligne de défense soviétique.
Le village de Krutog Log, pris la veille, était une base de départ.


Les unités logistiques ayant subi quelques déboires durant la nuit (pont écroulé, encombrements pour passer le Donetz, sorcières de la nuit…), ajouté aux séquelles des combats de la veille, ont fait que tout ce qui était concentré dans le bled n’était pas forcément disponible.
L’offensive devant se poursuivre sans délai, et bien que le carburant, l’outillage et les pièces de rechange soient parvenus en retard et en quantité insuffisante, les équipes d’entretien ont reçu l’ordre de privilégier les PZ IV H, engins plus puissants par rapport aux modèles G, et bien sûr aux PZ III, même équipés du canon long de 50 mm.


Les accès nord-est du village ayant été déminés durant la nuit, une première section de PZ IV et deux sections d’infanterie mécanisée se mirent en mouvement, le reste devant suivre plus tard.


Côté soviétique, la première ligne de défense avait été explosée la veille.
Les unités les plus malmenées ayant réussi à se replier durant la nuit sur leur deuxième ligne (hors table), il n’y avait pas grand-chose au départ sur le plateau de jeu : une section d’éclaireurs, des sapeurs, plus loin une compagnie d’infanterie, l’élément le plus dangereux restant une faible compagnie de chars « prêt bail » (Grant et Stuart), avec des équipages motivés mais peu expérimentés.
L’artillerie était réduite à peu de choses au départ, à cause des raids de stukas la veille.
Il fallait bien pourtant émousser les « poings blindés » allemands avant qu’ils ne soient à portée de la deuxième ligne de défense, tout en gardant groupé et à portée de main des unités en « bon état » pour des contre-attaques ponctuelles.
Une seule solution, d’ailleurs valable sur toute l’étendue de la ligne de front : les champs de mines.
Si les reconnaissances de la Lufwaffe en avaient bien repéré quelques-uns, nul doute qu’il en restait d’autres (pas moins de 4000 mines diverses au kilomètre, avec la profondeur s’entend), d’autant que ce début du 6 juillet la pluie était au rendez-vous en lieu et place des Henschel et Messerschmidt d’observation.

Les PZ IV purent démarrer sans soucis, mais les deux sections mécanisées, ayant choisi d’agir séparément l’une de l’autre, se retrouvèrent dans les mines pour celle de gauche et face à une compagnie d’infanterie soviétique renforcée d’antichar et d’éclaireurs pour celle de droite.


Pour la première, les soldats des engins immobilisés devinrent des piétons, alors que la deuxième ne vint à bout de résistance soviétique qu’après d’âpres combats, et grâce à l’appoint des mitrailleuses et canons des précieux S.D.K.F.Z. 251/1 et 251/9.
Les chars quant à eux n’eurent d’abord comme opposition qu’un malheureux canon solitaire de 45, vite rectifié, avant de venir se frotter aux « Grant ».
Ces derniers, positionnés à découvert, ne purent rien faire contre l’allonge des 75L48 et d’un 88, jusque là tapis silencieusement à l’entrée du village.
En quelques instants, les 4 chars U.S. ne mentirent pas à leur triste réputation.


Arrivant enfin sur la table, sans se faire repérer par les tests de visibilité, une batterie hippo de « ratchboum » vint se placer entre les épaves fumantes des « Grant ».
Son feu, d’abord efficace, vint à bout de 2 PZ IV, avant d’être coiffé par des tirs de 150 IG également rentrés sur la table, et de la section mécanisée vainqueur poussant son avantage sous le feu (peu concluant) d’une batterie de mortiers de 120 mm.
L’intervention de 3 « Stuart » et la rentrée de 3 S.U. 122 ne changea pas la donne, les allemands ayant avancé un efficace 50mm antichar tracté, tandis que le 88 continuait à aligner ses proies à plus d’un kilomètre, rivalisant en cela avec les derniers PZ IV.


L’activation d’une batterie hors table de 8 pièces de 122 mm, après une mise en position « sportive » de son D.L.O. sous le feu des 75, apporta quelque répit aux soviétiques.
Les marmites de 20 kg, après une course d’une dizaine de kilomètres, s’abattirent autour et sur le carrefour à la sortie du village, emprunté par les PZ III maintenant dispos, ravageant le train de roulement de l’un d’entre eux et fracassant tout l’armement auxiliaire d’un autre.
Le 88, également pris sous le feu, fut épargné miraculeusement, mais eut des malus au tir.
La résistance soviétique se durcissant, les allemands marquèrent le pas, mais l’entrée en ligne d’une section de PZ IV G et d’une compagnie d’infanterie leur aurait de toute façon donné l’avantage.


L’intimidante présence en fin de partie de 4 S.U. 152 aurait permis aux soviétiques
survivants d’évacuer, mais en laissant quoiqu’il en soit les 2/3 de la table aux allemands.
Deux collines importantes ont été prises, mais deux autres sont toujours sous contrôle soviétique.
Les allemands ont perdu 295 points, les soviétiques 898.
Je vous passe les détails, mais le ratio d’1 pour 3 étant dépassé, les soviétiques ont donc perdu la partie, de justesse, à 13 points près.
La route est donc ouverte pour attaquer la deuxième ligne de défense soviétique, avec peut-être l’aide des « Tiger » du 503ème, mais comme dirait l’autre, ceci est une autre histoire…