Bienvenue sur le blog du Shakko, groupement de joueurs au sein de l'association Rennaissance & Culture
(Sainte Geneviève des Bois dans l'Essonne). Le club, avec 30 ans d'existence , joue "HISTORIQUE" (du Moyen-âge à nos jours) et "FANTASTIQUE" ( Warhammer 40000, Warhammer Battle , Seigneur des anneaux ...) tous les samedis après-midi
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8 juil. 2012

Campagne d'Autriche, mai 1809


Le dernier combat ayant tourné à leur avantage, les autrichiens, avec l'apport de nouvelles unités, espérent bien tranformer l'essai et repousser une bonne fois l'invasion des hordes françaises.

10 bataillons (dont 1 de carabiniers d'infanterie légère) et 12 escadrons (dont 4 de cuirassiers et 8 de hussards de la « brigade infernale ») chez les français, plus 2 batteries de 8.
15 bataillons (dont 2 de chasseurs, 2 de grenadiers et 3 de Landwehr) et 10 escadrons (dont 4 de cuirassiers) chez les autrichiens, plus 2 batteries de 6.
L'encadrement des français n'était pas des meilleurs, avec de mauvais jets de dés.
On traduira ça par des pertes excessives chez les bons officiers dans les premiers jours de la campagne, difficilement remplacés.




D'emblée, l'autrichien lentement mais sûrement a pris ses marques par rapport au terrain.
Son objectif, organiser son armée pour faire une ligne de bataille cohérente, avec des lignes de feu coupées par l'artillerie et soutenues par des bataillons en 2ème échelon et la cavalerie.





De l'autre côté, le français enthousiaste (et un peu novice comparativement aux vieilles moustaches d'en face ) au point de vouloir attaquer sur tous les points, mais avec peu de profondeur.




Pas mal comme vue d'ensemble : )
A droite, les hussards des 5ème et 7ème régiments.


Ne les voyant soutenus ni par de l'infanterie ni par de l'artillerie, les bataillons autrichiens apprécièrent sereinement la situation.
Bien qu'un peu espacés, ils se mirent en carré, et doigt sur la détente, en échelon pour faire tirer plusieurs face à la fois, avec le bonus de premier feu et de rang de profondeur pour les compagnies tirant de flanc, le résultat fut logique.



La brigade fut stoppée avant même d'arriver au contact.


Au centre, l'infanterie française, après quelques mouvements latéraux lui ayant fait perdre un certain temps, se présenta inférieure en nombre face au masses d'habits blancs maintenant en ligne.
Les feux de file de 3 ou 4 bataillons en alerte firent refluer les premières lignes de tirailleurs, venues à courte portée, décourageant les bataillons suivants, d'autant que les artilleurs français étaient occupés à échanger des amabilités avec leurs collèges en bicorne.
Avec succès d'ailleurs, une batterie autrichienne fut quasi-démantelée.




Au centre gauche, les cuirassiers français, en première ligne, furent dès le début soumis aux tirs d'infanterie et d'artillerie.


Perdant du monde ainsi que le bonus de « troupe fraîche », exaspérés, ils se jetèrent sur l'unité ennemie la plus proche, et peut-être aussi la plus digne d'intérêt, leurs homologues cuirs autrichiens.




Seulement, un meilleur placement, le bonus de « troupe fraîche » (n'ayant pas reçu un coup de fusil), et un meilleur allant (6 au dé contre 1 aux français), ces derniers gagnèrent le combat, ramenant les « gros frères » dans leurs lignes.


Emporté par l'élan, les cuirassiers autrichiens chargent les bataillons français promptement formés en carré



Les carrés tiennent bon; Tant pis ! l'artillerie finira le boulôt.


Un bon point fut à mettre au profit des carabiniers d'infanterie légère.
S'étant rapidement emparés d'un hameau et efficacement soutenus par une batterie bien placée, ils en interdirent l'accès à 1 bataillon de grenadiers par des feux meurtriers.



A l'extrême gauche, deux bataillons français progressant difficilement dans une zone marécageuse mirent du temps à atteindre la zone des combats, pour se retrouver face à 3 bataillons de Landwehr les attendant en colonne de division.


Les échanges de feux violents, n'eurent cependant pas d'incidence sur le reste de la partie, la ligne de front autrichienne étant à ce moment du jeu entièrement cadenassée et bien garnie, annulant côté français l'avantage de la manoeuvre et du mouvement.
Les pertes augmentant de manière à peu près égales des deux côtés, c'est donc aux autrichiens que revient l'avantage car au budget les figurines français valent plus cher.


L'offensive française est ce jour de 1809 tombée sur un os.
Merci à J.A. et Johan pour leurs belles figurines, et bravo à Nico et J.C., imperturbables et fair-play en défense ...

2 juil. 2012

Du sable rouge dans l'arène !

Georgius Manuelus Alvesius, un centurion vétéran des guerres de l’empereur Trajan (fin du 1er siècle ap. J. –C.), rentre enfin dans sa Campanie natale, après ses 20 ans de service au sein de la XIII Legio Gemina. Il a préféré vendre à un agriculteur gaulois les terres qui lui étaient promises par son Tribun militaire. Son rêve de fortune : devenir un Lanista et ouvrir une école de gladiature (ludus gladiatorum).

Grace à l’or pillé chez les Barbares daces, et les quelques phallus de géants prisés en décoctions par les jeunes aristocrates romaines, Georgius Alvesius n’a pas eu trop de mal à réunir la somme nécessaire pour son projet. La cité de Capoue restait réputée pour ses écoles, malgré le souvenir encore douloureux de l’infâme révolte des gladiateurs esclaves (en - 73 av. J.-C.).
L’ancien propriétaire n’eut aucun mal à concéder son affaire à un brave centurion, certes issu de la plèbe, mais qui avait défendu la gloire et l’honneur de Rome, aussi loin dans les terres barbares. C’est donc une nouvelle vie qui s’ouvrait pour le Lanista centurion, pleine de gloire future.
Mais pour l’instant, la priorité doit être de former ses futurs champions. Des duels avec des armes fictives en bois (plus lourdes que les armes de combat). Deux équipes seront formées : la rouge et la jaune. L’équipe vainqueur aura une double ration de bière, et droit à une nuit de plaisir avec de jeunes esclaves domestiques provenant de Germanie. Georgius Alvesius se veut être bon avec ses nouveaux gladiateurs. Mais gare aux insubordonnés et aux faibles. Ils seront punis sans pitié. Parole de centurion romain ….


En ce jour glorieux, le nouveau lanista allait savoir si son investissement lui apporterait fortune et gloire. Il s’est paré pour l’occasion de ses plus beaux habits. Prêt à conquérir son triomphe !
Le préfet de Capoue lui avait fait l’extrême honneur de lui ouvrir les grilles du Gand cirque : là-même où l’infâme Spartacus avait autrefois fasciné la foule romaine. Mais aujourd’hui, le sable ne sera pas rouge du sang des gladiateurs, car ils n’utiliseront que des armes en bois (comme la rudis - épée-). Les jeunes recrues (le tyro) sont alignées, pour entendre les recommandations de leur nouveau maître. A leur côté, se tient leur entraîneur (doctor), qui a toute autorité pour les châtier si nécessaire. C’est lui qui a formé les deux équipes qui vont aujourd’hui devoir montrer le meilleur d’eux-mêmes.

 
Le lanista Georgius Manuelus Alvesius, paré de ses plus beaux habits,
harangue ses nouvelles recrues.

L’entrée des artistes …

Le cirque de Capoue


Les gladiateurs alignés, portant serment auprès de leur maître

Et pour faire monter l’adrénaline des gladiateurs, un jeune criminel condamné à mort leur est servi en pâture. Ce sera le seul sacrifié aujourd’hui. A moins que les dieux n’en décident autrement. La pauvre créature, tétanisée, ne parvient même pas à courir pour échapper à ses bourreaux. Se mettant à genou, il supplie le lanista de l’épargner. C’est un vrai massacre ! Les gladiateurs se ruent sur lui et l’assènent de coups si violents, que son corps se désarticule tel un pantin cassé.


Un criminel condamné à mort, sert d’entraînement aux jeunes recrues

Mais, tout ceci n’était là qu’une mise en bouche. Les choses sérieuses commencent à présent. Les deux équipes se font face. L’équilibre des forces a été choisi pour que chacun puisse montrer de quoi il est réellement capable. Sinon, le festin sera pour les lions. L’équipe rouge est composée d’un provocator, d’un retiarus, d’un murmillo, et d’un laquaerius. L’équipe jaune, elle, est constituée d’un scissor, d’un retiarus, d’un secutor, et d’un thrace. [Chacun des 4 joueurs participants, avait ainsi deux gladiateurs d’une même équipe à gérer].



Les deux équipes adversaires se font face

Que les combats commencent ! ...

Chaque gladiateur se positionne pour rejoindre son adversaire. On sent une certaine fébrilité, et l’adrénaline qui monte. L’équipe rouge avance avec ardeur, et certains trouvent leur courage en hurlant violemment. Chacun se jauge, alors qu’un secutor de l’équipe des jaunes se rue vers un retiarus à la musculature impressionnante.


Chacun des adversaires se positionne, et s’avance vers leur adversaire désigné

Un laquaerius, un rétiaire et un mirmillon de l’équipe des rouges.
C’est Koh Lanta chez les Romains :lol: !

Les duels sont violents. Les joueurs découvrent les subtilités des diverses armes, boucliers et poids des adversaires. Joutes de brutes ? Disons que le gladiateur à l’esprit étroit n’aura que peu d’avenir dans l’arène ….

Les duels sont dés le début, très violents …. Mais attention aux points de fatigue !
Un secutor des jaunes se rue vers le rétiaire …

Alors que le rétiaire des mêmes jaunes, recule face à un provocator adverse.

Le combat entre le Scissor et le laquaerius est pour l’instant
à l’avantage du plus lourd.

Son adversaire est un peu inquiet, mais non sans atouts …

Pour le secutor, les choses se compliquent.
Ayant esquivé le filet du rétiaire en reculant,
il se retrouve avec un mirmillon dans son dos…

Mais un Thrace jaune vient le seconder, en prenant en duel le Mirmillon rouge.

Le combat est violent. Les coups de rudis
et de boucliers se succèdent, mais sans coup au but.

Soudain, le Mirmillon assène un coup de bouclier qui déséquilibre le Thrace.

Du côté du Scissor, son adversaire plus léger,
parvient à reculer et parer les coups du gladiateur lourd.

La partie s’achève sur une victoire de l’équipe jaune, avec deux combats gagnés par ko. Le maître, satisfait par le courage de ses hommes, accorda d’ailleurs la grâce aux deux vaincus. Aujourd’hui, point de châtiés.


Mais la victoire en revient néanmoins au Scissor
qui finit par lui porter plusieurs coups qui le mettent KO.

De même pour le Thrace qui a vaincu lui-aussi son adversaire Mirmillon.