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11 déc. 2006

Rossbach, 5 novembre 1757 - Version 1

En cet après midi bien entamé, les troupes du Prince de Soubise effectuent un mouvement oblique sur l'aile droite de l'armée prussienne, dans l'espoir de prendre au dépourvu le roi Frédéric II de Prusse. Malheureusement pour le favori du Roi de France et de la Pompadour, l'armée prussienne a envoyé sur ces flancs des Frei batalion peu efficaces au combat, mais tout à fait capables de repérer une armée en mouvement, et de prévenir l'état-major de la situation.

Ainsi, les Prussiens effectuent en un temps record un redéploiement le long du plateau du Janus, qui surplombe la plaine à peine masquée par un vaste bois clair, entre les bourgs de Rossbach et de Reichardtswerben en flamme. La ruse de l'armée franco-impériale a échoué. Pire, l'ensemble de l'armée, soit deux divisions d'infanterie (totalisant 30 bataillons et 2 batteries lourdes) et une cavalerie de ligne (9 escadrons) en avant des troupes,s'allonge sur plus de 4 km de distance, et à peine 500 m de largeur. Ce qui rend impossible tout déploiement rapide et nécessaire, en cas d'attaque des Prussiens que l'on ne soupsonne pas aussi promptes à attaquer.

C'est donc le désarrois, lorsque l'on constate que la cavalerie lourde prussienne (soit 20 escadrons) s'apprète à fondre sur les petites unités de cavalerie française en colonnes de marche.(là, je dois avouer que cette erreur est ma faute, car les unités auraient du ètre considérées comme déployées car elles voyaient leurs ennemis). De cette attaque frontale des plus osées, tout va s'enclencher. Le jeune lieutenant-colonnel des cuirassiers prussiens Seydlitz lance à ses hommes pour les galvaniser: "Messieurs, j'obéis au Roi. A vous de m'obéir à mon tour ! Chargez ...." Les colonnes d'escadrons (tactique propre aux unités de la cavalerie prussienne) partent à l'assaut. Un silence de mort s'abat alors sur la plaine devant eux. Ordre était donné par Frédéric de charger une cavalerie ennemie en silence; ceci pour impressionner l'ennemi par
l'abnégation du cavalier prussien. Au contraire, pour permettre une charge d'infanterie (rare à l'époque) c'est un hurlement que les soldats devaient pousser.

La catastrophe est dés lors écrite. Les escadrons français culbutés,
partent en retraite ou en déroute, traversant des bataillons de ligne qui tentaient de se déployer. Les rendant par là-même, désorganisés. Dans le feu de l'action, les Dragons et Hussards prussiens très difficiles
à contenir, poursuivent leur ennemis qui n'ayant pour la plupart pas le "1/4 de mouvement" nécessaire pour réagir, reçoivent les cavaliers de plein fouet. Mais, les fougueux cavaliers reçoivent la décharge meurtrière de deux carrés isolés qui les ont pris sous un feu d'oportunité. (Petites discussions de règle sur la possibilité ou pas d'une unité de Hussards de réaxer sa persée ... la réponse à été trouvée ..; voir les annotations sur "leçon sur la règle Age of Reason")

Mais la deuxième ligne d'attaque des cavaliers prussiens s'élancent déjà. Et là, que du bon ! Cuirassiers et gens d'armes, l'épée sortie du fourreau prèts à frapper de leur tranchant tout fantassin trop fou pour se trouver sur leur route.

Au centre, la nasse se referme sur la deuxième division française (soit 16 bataillons) totalement paniquée et incapable de déployer en ordre
convenable les régiments d'infanterie. C'est du pain béni pour la Gross batterie qui avance à courte portée. Les rangs français sont saignés à blanc. Une pauvre batterie française tente de freiner l'irrésistible avancée des Prussiens. On voit même un bataillon désireux de prendre à la bayonnette l'artillerie déployée, qui passe son test d'innitiative, mais l'échoue. Mème, la meilleure armée d'Europe rechigne à charger dans ces guerres en dentelles. On préfère copieusement se fusillier, même à courte portée.

Bonnant malant, une ligne française réussit à se déployer face à l'infanterie prussienne qui avance. Mais le sort en est jeté, les feux feront briser les ardeurs des uns ou des autres. Grenadiers et mousquetaires prussiens gardent malgré tout l'innitiative. Et la victoire semble dés lors inéluctable.

Frédéric a sauvé la situation en cette année 1757 qui semblait pourtant bien mal partie. (Défaite de Kolin face aux Autrichiens en cet été; et défection des anglo-hanovriens en pourparlers d'armistice, face à une armée française entrée au Hanovre. Ils désavoueront d'ailleurs ce traité suite à la défaite de Rossbach par les Français sic !)