Bienvenue sur le blog du Shakko, groupement de joueurs au sein de l'association Rennaissance & Culture
(Sainte Geneviève des Bois dans l'Essonne). Le club, avec 30 ans d'existence , joue "HISTORIQUE" (du Moyen-âge à nos jours) et "FANTASTIQUE" ( Warhammer 40000, Warhammer Battle , Seigneur des anneaux ...) tous les samedis après-midi
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10 juil. 2017

Querelles de voisinage

Cette bataille se déroule aux abords d'un petit village. Celui-ci  n'est pas fortifié mais il possède tous les avantages d'un relais stratégique pour qui le contrôle.
Et bien malgré lui, il est l'objet d'une querelle récurrente entre les nains et les elfes...
La dernière entrevue entre les deux parties pour une résolution sans fracas est un échec total. Et c'est bien les elfes, prétextant de ne pouvoir supporter l'odeur des nains en milieu clos (il pleuvait ce jour là) qui ordonnent aux nains de se laver séance tenante...
Ceux-ci rétorquent qu'ils ne peuvent négocier avec des imberbes qui ont trop de nez et pas de courage, et voila c'est la guerre...

Dans les coulisses, la provocation des elfes a deux objectifs. Prendre durablement l'objectif stratégique et réaffirmer leur puissance opérationnelle en dévoilant leurs nouvelles unités offensives. Petit problème, ils manquent de troupes. C'est de leur or que vient la solution: les mercenaires...

Chez les nains, l'armée ne parle qu'une seule langue et possède un gros avantage en commandement.
Elle aura donc l'initiative des opérations.

Le terrain.

La problématique du village est d'être séparé en son centre par un étang. Une brigade ne pourra être commandée par un seul chef ; celui ci devra choisir et laisser une partie de ses unités sans ordres ni soutien...

Chez les mercenaires, les ordres des elfes sont clairs.
La brigade lourde et régulière doit avancer et prendre la colline en terrain difficile qui lui fait face.
Pour les irréguliers barbares, et malgré les contestations de leur chef, les ordres sont de prendre le village. Ce chef n'est pas né de la dernière pluie de flèches, la moitié de ses troupes irrégulières sans commandement, PAS BON...
L'elfe avec dédain lui rappelle que c'est lui qui paye, et lui demande d'un air en coin si il a peur. Le chef guerrier frotte ses peaux de souris et ses grigris, et part à la manœuvre.

La brigade elfe s'ébranle dans un vaste mouvement de contournement, en colonne, clôturée par son ahurissante artillerie tractée par de non moins ahurissantes créatures des temps anciens et bordée par sa cavalerie légère.

 Pour les nains, trois énormes brigades font face au village. (le chef barbare frotte avec frénésie ses peaux de souris. "Maudits imberbes").
La plus en pointe est légère et semble vouloir prendre de vitesse les troupes ennemies investissant le village.
Les deux autres bordent la rivière et avancent lentement, l'une à 10 heures l'autre à 2 heures.

Au centre, les légers nains progressent très vite et investissent une partie du village. Ils désorganisent par leur combativité les troupes mercenaires.
Mais, sans soutien lourd, personne ne profite de leur action...

Ils sont finalement repoussés par les troupes barbares plus lourdes et soutenues à gauche...

... Et bloqués par la cavalerie à droite.

Toujours à droite, les légers barbares s'installent derrière les murets et subiront le feu des arquebusiers nains pendant toute la partie.
Du fait de leur formation et de la protection, ils tiendront. Les nains perdant patience approchent leur artillerie.
Et sur un feu dévastateur, mettent les légers barbares en déroute mais sans pertes. Ils seront récupérés par leur chef. (Celui avec les peaux de souris).
Et c'est le deuxième groupe de légers, frais comme de la poudreuse mais la mort dans l'âme qui prend sa place.

A gauche, les archers barbares ayant délogé les nains grenadiers tirent sur les arquebusiers nains à leur gauche. Sans effet, et désireux de prouver leur valeur, chargent les nains de côté.
Les arquebusiers vétérans ne s'émeuvent pas, et brisent la charge à coups de crosses. Les barbares offrant leur flanc se font charger à leur tour et déroutent instantanément. Ils traversent le groupe arrière en soutien qui perd un niveau de cohésion AIE !
Chose étrange, les nains ne poursuivent pas. Ils avaient l'opportunité de percer le centre.

Sur l'aile, la colonne elfe progresse un peu trop tranquillement.

Ils atteignent leur environnement favoris, les bois.
Les nains leur font face mais avec des troupes moins coriaces. La garde naine reste en arrière, en soutien.

L'aviation naine entre en action et bombarde la batterie des elfes, et la désorganise.
Mais à nouveau, personne pour profiter du courage de l'aviateur.

Il est sèchement abattu par les arcs longs elfiques. 

La batterie et les tricératops sont en place. Ils harcèlent les arquebusiers qui font face aux légers barbares.

Ceux ci encouragés par ce soutien providentiel et ne voulant plus subir passent a l'attaque, épaulés par la cavalerie.

Et là c'est moche. Ça déroute, ça se rentre dedans... 

Et la garde, elle regarde...

Les elfes prennent la colline et flanquent le campement nain avec leurs archers. Un baroud d'honneur de la cavalerie n'y changera rien.

Pire encore, les cavaliers nains chargent dans une mauvaise formation (plus d'un rang de profondeur).
La cavalerie dans cette formation déteste les archers, les arcs longs, les archers d'élites.
La sanction est sévère, déroute.  Le capitaine nain a sonné la retraite rapidement. Il évite des pertes inutiles, il a du métier.

Nous voilà sur l'aile des mercenaires réguliers, à la parade et avec musiciens.

 En face, les nains qui nous font l'honneur de sortir leurs lanciers. On est gaté...

De ce coté, sept groupes nains, et pas des plaisantins, avec deux unités de soutien commandées par une paire de chefs de guerre dont un compétent face à cinq groupes mercenaires, une unité de soutien menée par un commandement.

Les mercenaires progressent bien malgré le terrain. La cavalerie lourde ne peut faire partie de la ligne de bataille avec de l'infanterie, donc le chef la laisse avancer en terrain facile, en flanc garde. (pas mal du tout).

On constate que le dispositif nain est moins cohérent que celui des humains. Malgré leur avantage en commandement, les nains ne forment déjà plus de ligne de bataille.

De plus, ils semblent pollués dans leur mouvement par des restes de la brigade légère, refluant.

Débute l'épreuve du feu. Le tir des arquebusiers est rendu inefficace par le couvert et la multitude des cibles.
Les tirs des archers humains de l'unité mixte n'affectent pas non plus les nains qui restent solides.

Les mercenaires passent a l'offensive, les messagers confirment que l'aile gauche et le centre nain sont en train de craquer. Il est temps de mettre la pression à moindre frais sur la ligne naine qui reçoit aussi des messages alarmants.

CONCLUSION : victoire pour les elfes.
Le déplacement en profondeur de la colonne elfe n'a jamais été entravé.
Les troupes d'élite naines n'ont pas été engagées alors qu'elles coûtent un bras.
L'artillerie naine n'a fait feu que sur quelques pauvres légers barbares. On ne peut pas en dire autant de celle
des elfes.
Les géants nains n'ont pas mis un seul coup de masse pour ramollir l'ennemi alors que les ents oui.
La cavalerie naine s'est un peu baladée...
Enfin le commandement nain en supériorité totale n'a pas fait la différence.

22 mai 2017

La bataille des deux monts

Il ne fait aucun doute, que cet écrin de verdure où serpente ce petit ruisseau foisonnant de gardons,bordé par deux monts calcaire, est l'endroit idéal pour un après-midi de détente entre amis.


Mais les deux campements qui se font face entendent jouer une toute autre musique par cette magnifique journée.
Les vikings et les nains s'équipent, fourbissent leurs armes et rejoignent leurs unités sous les invectives de leurs sergents et les cris stridents des cors de guerre.


Le dispositif des nains s'articule sur deux grosses brigades ( infanterie moyenne, arquebusiers, artillerie et infanterie lourde en support ) disposées face au ruisseau.



Une brigade d'infanterie légère librement agrémentée de grenadiers, sur la gauche,pour investir la grosse colline en terrain difficile.


Un groupe de guerriers a droite de cette brigade, pour visiblement cogner à la jonction des brigades ennemies.



Et sur le flanc droit, un groupe de cavalerie légère, en embuscade, à la sortie du défilé.



Du coté des vikings, on se présente face a l'ennemi,et au ruisseau, une  brigade composée d'infanterie lourde, moyenne et de la cavalerie extra lourde
mais sans tireurs...


A droite face a la grande colline, une brigade mixte -cavalerie, archers, infanterie légère et Wargs géants- qui a pour objectif, nettoyer la colline.


A gauche, une brigade moyenne, composée d'infanterie ,archers, infanterie légère qui doit flanquer l'armée adverse.


Et tout ce petit monde se met en mouvement à la rencontre de l'ennemi.

Du coté du petit mont, en terrain difficile, l'infanterie légère naine progresse très vite et rencontre rapidement la très bonne cavalerie vikings.
D'un coté, on charge, on lance ses javelots et on charge a nouveau...
De l'autre, on lance des haches, on esquive... UN des groupes légers nains se fait rattraper, se fait détruire et on recommence...


Après de nombreux tours, il s'avère que la cavalerie fait très bien le boulot. Mais elle fait écran aux groupes de soutient qui sur cette aile ne serviront a rien.
Ils n'auraient d'ailleurs pas été de trop au centre...


Les wargs quant à eux agissent seul, se retrouvent face aux chasseurs nains et se font charger en étant désorganisé ( bien joué).
La punition est immédiate, ils sont détruits...
Un groupe du centre viking sera appelé ( encore un de moins au centre ) pour prendre les nains à revers.


Sur l'autre aile, c'est le fiasco...
La brigade viking se morcelle, opère sans cohésion et sans but... Un premier groupe s'engage sur le chemin creux, seul!
Il est reçu par une charge en descente des mineurs nains, fiers de montrer aux copains en armures et de rang supérieur qu'ils ne rigolent pas!
Le groupe vikings soutenu par un géant déroute rapidement. Dommage!



Un deuxième groupe, seul a nouveau, empreinte le lugubre défilé.


Le risque pressenti d'une embuscade de la cavalerie légère naine et l'absence de soutient
vont lui briser toute velléités agressives.


On retrouvera des légers de soutient sans commandement dans le ruisseau (à la pèche aux gardons)
Une brigade inutile qui aurait pu sans problème flanquer la brigade lourde naine, l'empêchant d'atteindre comme une fleur la rivière tant disputée.

Au centre, c'est l'enfer, ça cogne, ça hurle ! Nul part ou se planquer. Pas un coin pour les veules...
Les Nains sont a deux contre un, se disposent sur la rive dans un ordre impeccable avec leur puissante artillerie en place.
Les fiers vikings ne sont pas en reste, et malgré leur sous nombre, engage les nains comme des hommes ( on se comprend)!



Les vikings.


Les nains.

Le face à face...


La charge

La mêlée...

Il est a noter, qu'a la fin de la partie et sous une pression effroyable, la ligne viking tenait bec et ongle. Ce n'était plus qu'une question de temps
avant que le cor signe le repli général.
Avantage aux nains.
Il y a fort a parier qu'un des commandants viking aura le soir même la tête sèchement séparée du corps
A bientôt sur les ondes du Shakko...