Bienvenue sur le blog du Shakko, groupement de joueurs au sein de l'association Rennaissance & Culture
(Sainte Geneviève des Bois dans l'Essonne). Le club, avec 30 ans d'existence , joue "HISTORIQUE" (du Moyen-âge à nos jours) et "FANTASTIQUE" ( Warhammer 40000, Warhammer Battle , Seigneur des anneaux ...) tous les samedis après-midi
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21 avr. 2010

Quelque part dans le secteur de Cambrai, novembre 1917.

Le haut état-major allié, après les grandes mutineries au sein de l’armée française, annula les grandes offensives prévues pour décembre. On renforça dés-lors les lignes ; et on réévalua la situation des troupes sur le front. De plus, les informations venues de Russie n’étaient pas rassurantes. L’armée du Tsar était en pleine débâcle, et les tensions politiques montraient que les Bolcheviks venaient de lancer une action à grande échelle.
Les forces des empires centraux, quant à elles, étaient tout aussi exténuées ; et ne pouvaient déclencher aucune contre-offensive sérieuse avant le printemps 1918.


Dans le secteur franco-anglais de Cambrai, on se contentait à présent de s’observer, tout en s’envoyant quelques milliers de tonnes de bombes d’une ligne à l’autre. Les chars furent également mis à contribution pour la première fois, mais le terrain accidenté rendait les attaques très aléatoires.


Mais dans le ciel, c’était une toute autre histoire. Les patrouilles journalières envoyaient « au tapis » plusieurs jeunes pilotes, qui n’avaient pas eu le temps de gouter au statu de « chevalier du ciel ».

Tour n°1 :
a- Escadrille alliée de départ:
- Un Spad XIII piloté par l’Aspirant Charles Nungesser (Jean-Christophe 1)
- Un Sopwith Snipe piloté par le Cadet William Mac Gregor (Jean-François 1)

b- Escadrille allemande de départ:
- Un Albatros D III piloté par le Fänrich Werner Voss; 1 victoire homologuée (Arnaud 1)
- Un Albatros D III piloté par le Fänrich Wilhelm Otto kittel (Wilfried)


Le temps était au clair, et c’était une magnifique journée d’automne qui débuta ce jour-là. L’escadrille franco-britannique - dont les deux pilotes étaient excités par cette première mission de sortie – devait accrocher au-dessus du no man’s land, tout appareil ennemi qui montrerait son museau.

-Le terrain-
Tour n°2 :
L’attente ne fut pas longue : l’ennemi fonçait droit sur eux. L’un des deux Albatros (Arnaud 1) pris pour cible le Spad XIII (JC 1), qui subit un tir violent et enraya ses deux mitrailleuses. Mais l’Albatros ne s’en sortait pas pour autant indemne, subissant lui-aussi des avaries sérieuses : dont une mitrailleuse enrayée et sa carlingue en feu.

-Le spad XIII et l’Albatros D III en plein combat-

Pour sa deuxième sortie, le Fänrich Werner Voss (Arnaud 1) a subi des dégâts conséquents. Il fallait sur ces appareils une grande dextérité pour éteindre un tel incendie : soit par un plongeon forcé, mais dangereux pour les ailes, soit par des glissades alternées.
Tour n°4 :
Enivré par son premier combat et occupé à désenrayer ses mitrailleuses, le pilote du Spad XIII eut une brève absence, ce qui suffisait à entraîner son appareil dans une plongée non contrôlée.

-Le Spad XIII après avoir touché l’Albatros, pique du nez-

Il parvint malgré tout à rétablir son assiette, mais fut contraint de sortir de l’air de jeu. Le Cadet William Mac Gregor (JF 1) au manœuvre du Sopwith Snipe, fonça quant à lui sur l’Albatros pour venger son coéquipier.

Tour n°5 :
Mais ce dernier, bien qu’étant en flamme, avait encore les crocs suffisamment acérés, et tira sur le fuselage de son ennemi. Malencontreusement, un éclat vint blesser le pilote anglais ; et celui-ci parvint tout juste à répliquer au tir, en assénant à son tour une touche en plein dans les cylindres du moteur en ligne de l’Albatros. Une fumée noire s’en échappait, réduisant fortement sa visibilité.

-Le Sopwith Snipe en chasse derrière l’Albatros D III-

Tour n°6 :
Ce n’était plus qu’une épave volante, que son pilote allemand parvint néanmoins à aller se cracher en zone amie. Le pilote s’en sortait indemne, mais blessé. Il fut évacué vers un hôpital de campagne à l’arrière (Il ne pourra rejouer que dans deux parties). C’était une première victoire homologuée pour le pilote anglais (JF 1)

-Le pilote allemand est parvenu malgré tout à se cracher dans la zone amie-

Le deuxième pilote allemand, dans son Albatros rouge, s’attaqua au Spad XIII à peine rentré dans la zone des combats. Il subit alors un tir qui bloqua son palonnier droit, et son moteur eut des soubresauts.

-L’Albatros rouge passant derrière un
Sopwith Snipe, pour s’en prendre au Spad XIII-
-Le diable rouge mitraille le Spad XIII, en piquant sur lui par la gauche-

Tour n°8 :
Un nouvel appareil allemand : un Fokker DR I, piloté par le Fänrich Ernst Udet (Arnaud 2), voyant le Spad XIII en difficulté, y trouva l’opportunité d’une victoire facile. Le Français subit un nouveau tir qui entraîna une panne moteur, ainsi qu’un incendie qu’il ne parvenait pas à circonscrire. La résistance de l’appareil n’était plus suffisante, et le Spad XIII finit sa course tout près de l’Albatros abattu. Le pilote fut tué sur le coup. 1 victoire homologuée pour le pilote allemand.

-Le Spad XIII s’est écrasé, après avoir
reçu le coup fatal asséné par un Fokker D VII-
Tour n°9 :
Un Nieuport 17 américain, piloté par le Cadet Edward Rickembaker (JC 2) apparut dans le ciel, et fut de suite repéré par l’Albatros rouge de Wilhelm Otto Kittel (Wilfried).

-L’Albatros rouge repère un Nieuport qui vient sur sa droite-

Mais le Sopwith Snipe de William Mac Gregor (JF 1) vira sur sa gauche pour soutenir son camarade de fortune qui, lui … s’empressa de poursuivre tout droit pour échapper à cette « zone chaude ». Ce manque de solidarité coûta cher au pilote du Sopwith, qui subit un tir fatal et décrocha en torche pour aller exploser 400 mètres plus bas.

-Le Sopwith Snipe explose, sous les feux de l’Albatros-
-Le Sopwith Snipe qui s’est écrasé au sol. -
C’était la première victoire homologuée de l'Albatros rouge (Wilfried).

Tour n°10 :
Mais l’américain ingrat sur son Nieuport 17, eut juste le temps de souffler, que le Fokker DR I (Arnaud 2) le prenait déjà en chasse, et lui asséna plusieurs tirs qui finirent par l’enflammer sur son plan supérieur. Mais aussi par l’Albatros rouge, qui avait effectué une plongée forcée pour l’attaquer en piqué.
-Combat entre un Nieuport 17 et des Albatros-

Tour n°11 :
L’Américain (JC 2) pris de panique, vira à gauche; alors qu’un autre Sopwith Snipe piloté par le Cadet Jhon French Jakin dit Quinquin la Gachette (JF 2) braquait lui, à droite, pour venir le soutenir. La collision était dés lors inévitable, et causa aux deux appareils des dommages supplémentaires.

-Collision entre deux appareils en plein vol-

Tour n°13 :
Encore remonté par l’erreur grossière du pilote du Nieuport 17, le Cadet Jhon French (JF 2) ne vit pas le Fokker DR I de Ernst Udet (Arnaud 2) fondre sur lui. Les tirs causèrent une panne-moteur, et une fumée épaisse s’en échappa.

-Le Nieuport 17 a reçu des tirs, et s’enflamme-
-Le Sopwith Snipe reçoit à son tour des tirs,
 et lâche une fumée blanche-

Tour n°15 :
Fou de rage, l’Anglais effectua un Immelman, puis foudroya son ennemi dans un tir meurtrier.


 L’Albatros rouge n’était plus qu’une épave volante, et alla s’écraser dans le secteur ennemi. Le pilote en réchappa, mais fut immédiatement fait prisonnier. 1 victoire homologuée pour le Cadet Jhon French Jakin (JF 2).

-L’Albatros rouge s’écrase dans la zone alliée-
-Le pilote encore vivant, est fait prisonnier-
Bilan :
Les combats furent donc terribles pour les jeunes pilotes qui avaient trop souvent surestimé la résistance de leur appareil. Les prochains vols seront sans doute plus prudents. La victoire fut pour les Alliés, avec 3 points victoire contre 2 points pour les forces Allemandes.

- Avions abattus :
Jean-Christophe 1 = Spad XIII, pilote tué.
Jean-François 1 = Sopwith Snipe, pilote tué.
Arnaud 1 = Albatros D III, pilote blessé en zone amie.
Wilfried = Albatros D III rouge, blessé en zone ennemie (prisonnier).

- Pilote ayant eu des victoires homologuées :
Wilfried = prisonnier de guerre, 1 victoire homologuée.
Arnaud 1 = blessé, 1 victoire homologuée (lors d’une partie précédente).
Arnaud 2 = 1 victoire homologuée.
Jean-François 1 = tué au combat, 1 victoire homologuée.
Jean-François 2 = 1 victoire homologuée.

8 avr. 2010

Campagne Mer du Nord 1914 - Episode 02



L’épopée du SMS Nymphe
drame wagnérien en trois actes




Acte 1 : la "boulette" (matinée du 10 août)

Après leur coup de poker contre les ports de la côte est, Hipper et Ingenhol forcent l’allure vers la sécurité des eaux de la baie allemande. En cette matinée du 10 août, quatre incertitudes les taraudent néanmoins :

-ils savent que, à proximité, deux puissantes escadres anglaises sont lancées à leurs trousses. Le fait est confirmé par un message du zeppelin L3 qui, profitant d’une levée partielle de la brume, repère la formation britannique à 75 nautiques plus au nord filant plein est. Afin de contrer la menace, les deux formations allemandes se regroupent et optent pour une route plus au sud.

-Ce faisant, ce crochet le long de la côte de la Frise risque de poser un problème de carburant. Dans le cas (improbable) ou une autre formation anglaise viendrait à les contacter, leurs maigres réserves de charbon ne leur permettraient pas de passer en vitesse de combat.

-Autre incertitude : les sous-marins anglais qui risquent de patrouiller aux abords de la baie…


-Puis, une fois rentrée au port, la Flotte de haute mer devra "charbonner" avant d’être de nouveau opérationnelle. Avec Jellicoe dans leur sillage et le gros de la flotte immobilisée, rien n’empêcherait les brits de leur rendre la monnaie de leur pièce en bombardant à leur tours la côte allemande.
Afin de parer à cette éventualité, l’amirauté allemande décide d’étendre le rayon d’action des patrouilles côtières et d’envoyer les quelques U-boots encore disponibles pour au moins disposer d’un écran de surveillance qui permettrait de localiser la menace et de se donner le temps de la contrer.


***

Côté anglais, on est bien échaudé par le camouflet infligé dès l’ouverture des hostilités. A Londres, dans les ports de la côte, l’opinion publique est chaude-bouillante et la presse réclame que soit lavé cet affront par une action punitive à la hauteur de l’outrage subi.


Plus grave encore sont les pertes infligées par les U-Boots sur les lignes de commerce. La possibilité d’une fermeture provisoire de la route Ecosse/Norvège est un temps évoquée puis repoussée. Il est finalement décidé de renforcer la surveillance des liaisons maritimes par un nombre accru de patrouilles de destroyers. Lorsque le 10 au matin, le Steamer Osprey est arraisonné et coulé par le U9 au large de Sunderland, les brits décident de faire prendre la mer au deux flottilles de destroyers (40 unités modernes !) de la Harwich Force pour ratisser la côte du sud au nord.
Plus au large, se sachant repéré et sans nouvelles de la flotte allemande, Jellicoe décide de faire demi-tour et rentrer au port (lui aussi doit penser à refaire le plein de carburant de ses unités légères).

***

A l’amirauté de Wilhelmhaven, l’effervescence règne. Alors qu’Hipper et Ingenhol longent encore la côte hollandaise, ordres et contre-ordres se succèdent pour préparer la vaste mission de couverture de la baie allemande. Sans interruption, les transmetteurs-chiffreurs saturent le trafic TSF de consignes d’appareillages, de concentration des unités, d’extensions des zones de patrouilles… C’est alors que, inexorablement, survient la « boulette », le « bug ».


Une minuscule erreur (en fait l’interversion de deux caractères dans la transcription codée de l’indicatif du destinataire) s’est inopinément glissée dans la transmission d’un contre-ordre à destination du U11.

C’est ainsi qu’en fin de matinée, le Nymphe (croiseur léger classe Gazelle, lancé en 1898 et navire leader de la flottille de protection côtière de l’Elbe), reçoit l’ordre de faire immédiatement route cap à l’ouest pour gagner sa nouvelle zone de patrouille dans les Hoofden, à moins de 100 nautiques de la côte anglaise !


SMS NYMPHE
 Le message déchiffré est aussitôt transmis au Korvettenkapitän Alvrecht qui réunit sans délais son second et son officier navigateur.


"Promus" officier en charge de la patrouille de l’Elbe (un CL et 9 vieux torpilleurs déclassés surveillant le trafic de cabotage entre le port de Hambourg et le débouché du canal de Kiel) après avoir fait échouer sa corvette sur un banc de sable avant la guerre, Alvrecht pensait mener une guerre pépère, mais cette mission inattendue pouvait être l’unique occasion de remettre sa carrière en scelle, une chance inespérée !



Acte 2 : mortelle randonnée (soirée du 10 août, matinée du 11)


SITUATION GENERALE (JOURNEE DU 10 AOUT ET MATINEE DU 11)
 Le 10 en fin de journée, le U15 qui rentre de patrouille au nord localise la flotte de Jellicoe, bredouille, qui reprend la route de la côte anglaise. Hipper et Ingenhol sont en vue de l’île Borkum, qui marque l’entrée de la baie allemande. Isolés à l’ouest, les six bâtiments de la patrouille de l’Elbe gagnent à 14 nœuds leur zone de patrouille (les 4 autres torpilleurs composant le reste de la flottille, arrivés au terme de leur rotation et donc à cours de carburant, n’ont pas pu suivre).


Côté anglais, les flottilles d’Harwich entament leur mission de chasse aux U-boots le long de la côte sud de l’Angleterre. Burney et sa Channel Fleet sont toujours à poste pour fermer la Manche. Malgré un léger mieux, le temps est toujours brumeux.

La situation reste inchangée au matin du 11 lorsque les sous-marins anglais D3 et D8 signalent tous les deux la présence d’une demi-flottille de torpilleurs allemands s’engageant dans les Broad Fourteens.

Le message est relayé par le croiseur léger anglais HMS Active et arrive pour traitement au centre opérationnel de l’Amirauté anglaise. Nul doute qu’il s’agit encore d’un coup vicieux des Huns. Déjà chauffés à blanc, les Brits deviennent plus que nerveux quand l’ennemi tente de pénétrer leur chasse gardée de la Manche. Avides de renseignement, et se doutant que la formation repérée pourrait être l’écran d’un nouveau raid de la Kaiserliche Marine, on décide d’en avoir le cœur net.

- La Channel Fleet infléchi sa route au nord prête à intervenir
- Les deux flottilles de la Harwich Force sont rappelées d’urgence vers le sud.
- 4 hydravions décollent de Felixstowe pour survoler la zone.
- La 4e division de la Humber Patrol prend la route de l’est pour localiser l’intrus.

En milieu d’après midi, les hydravions confirment la présence des torpilleurs mais n’ont pas réussi à localiser le "gros" du raid ennemi. Idem pour les sous-marins en patrouille.
A 16 heures, les 5 vieux torpilleurs de la Humber Patrol distinguent à l’est des colonnes de fumée…des unités légères. L’information est aussitôt relayée.





Acte 3 : …aller simple pour le Walhalla (soirée du 11)

A bord du Nymphe, on a aussi repéré les silhouettes des destroyers anglais. Rassuré d’être tombé sur une cible "digérable", Alvrecht fait sonner le branle-bas et ordonne de forcer l’allure.
Sur la passerelle du destroyer Angler, l’officier britannique voit peu à peu se préciser la menace : 5 torpilleurs d’une classe équivalente aux siens, passe encore, mais les pièces de 105mm du croiseur léger ennemi ont une allonge de 8 kilomètres alors que ses propres tubes de 76mm ne peuvent tirer péniblement qu’a 5 kilomètres. Sa seule chance de survie est d’amener l’ennemi en direction du nord-ouest par où doivent déboucher les flottilles d’Harwich. Par chance, ses navires peuvent filer à 30 nœuds contre les 26 nœuds des coques allemandes.
Par conséquent, il ordonne à la formation d’abattre au nord-ouest et de pousser la vitesse à son maximum.


Lancés à 26 nœuds, la tête de la formation allemande (les S96 et S97) arrive bientôt à portée de tir. L’ouverture du feu est anglaise, mais dans la précipitation, les salves tombent trop courtes. Celles des allemands (dont les équipages sont mieux entraînés et jouissent d’un "silhouettage" parfait –l’ennemi présente son flanc) tombent encadrantes.


A la deuxième salve, un obus de 88 tiré du S97 vient matraquer le Cygnet qui reste désemparé.
Profitant d’une configuration avantageuse et d’une vitesse supérieure, les anglais réussissent à "barrer le T" et coiffer la tête allemande. Concentrant leur feux sur les deux torpilleurs de tête, ils parviennent à mettre le S97 hors de combat tandis que le S96, se trouvant isolé, préfère rallier le reste de la formation qui peine à rattraper la cadence des brits.


De part et d’autres, on lance ses torpilles espérant une touche bien hasardeuse mais surtout pour se donner un peu d’air.


Après une heure de combat, les deux formations légères s’apprêtent à remettre ça. Arrivé à 7 kilomètres du premier destroyer ennemi le Nymphe se prépare à ouvrir le feu apportant le soutien de ses 5 pièces de 105mm de la bordée bâbord.


C’est à ce moment précis que les deux flottilles de la Harwich Force, commandées par le commodore Tyrwhitt, font leur entrée en scène.


Lancés à plus de 32 nœuds, supérieurement armés de pièces de 105mm, les tout récents destroyers (1913) de la Royal Navy se ruent avec gourmandise sur leurs proies.



De chasseurs, les allemands deviennent chassés…


Leur seul espoir est de rester hors de portée de l’essaim…et tenir la distance jusqu’au couché du soleil pour espérer filer à l’anglaise.
Mais peine perdue. Pour sauver ce qui peut l’être encore, le Nymphe fait demi-tour et décide d’affronter seul la marée brit pour laisser un répit supplémentaire aux torpilleurs.


Rapidement encerclé et matraqué de toute part, le croiseur léger allemand fait feu de toutes ses pièces, lançant toutes ses torpilles.


Mais la lutte est inégale….

De leur côté, les torpilleurs allemands tentent eux aussi un dernier baroud d’honneur….




Avant de couler, le croiseur léger parvient à désemparer le Destroyer Forester.

L'agonie du Nymphe vue par la presse allemande
 En conclusion, et pour finir la journée du 11 aout. La flotte de Jellicoe est repérée en début de soirée par le U17. A court de carburant, les croiseurs légers de la flotte anglaise viennent relâcher dans le port de Rosyth alors que le reste de la formation regagne le nord. Jouant sa chance, le U17 tente de passer le rideau des destroyers pour lancer ses anguilles contre le navire amiral anglais. Sans succès, il succombe à la charge des destroyers d'escorte.

SITUATION GENERALE (SOIREE DU 11 AOUT)


Résultat des courses :

Royal Navy
5 torpilleurs coulés (S93-S94-S95-S96-S97) : 5x3=15 points victoire
1 croiseur léger (SMS Nymphe) = 5 points victoire
1 U-boot coulé (U17) : = 4 points victoire
TOTAL : 8+24= 32 points victoire

Kaiserliche Marine
Tableau de chasse du U9 : Osprey (Steamer anglais de 310 tonneaux), cargaison de sel = 2 points victoire.
Destroyer Cygnet coulé = 1 point victoire
Destroyer Forester désemparé = 2 points victoire
TOTAL : 53+5 = 58 points