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19 janv. 2011

Un épisode de la campagne de France, 1814.

Ayant été plusieurs fois pris en flagrant délit depuis le début de la campagne, le prussien se méfie.
Les plaines onduleuses de Champagne se prêtant mal à la dissimulation, sa nombreuse cavalerie a tôt fait de repérer les français de la force d’un corps d’armée.


Connaissant les faiblesses de son infanterie, certes motivée mais peu à l’aide quand il s’agit de manœuvres complexes, il a choisi son terrain pour y attendre l’adversaire, l’user, le fatiguer, l’immobiliser, et tenter de déchirer un pan de ce rideau insaisissable tiré part l’empereur et qui masque la route de Paris.


Une élévation de terrain pour y positionner l’artillerie, quelques bois dont un à l’aile droite pour éviter d’être tourné… l’armée se déploie, étirée comme un mètre ruban, mèches allumées et doigt sur la détente.


En face, le français doit frapper, vite et encore, bousculer cet adversaire avant de faire face aux suivants qui ne manqueront pas de surgir, toujours plus nombreux.


Le prussien, de gauche à droite : 1 division de 5 régiments de cavalerie....


9 bataillons de landwehr .....


9 bataillons de ligne, avec en réserve 3 bataillons de Gardes. Le tout farci de pièces de tous calibres.



Le français, de gauche à droite : 1 faible brigade de cavalerie lourde,


1 autre de cavalerie légère...


1 brigade de 6 bataillons de ligne...


1 autre de 6 bataillons de conscrits...


1 petite brigade de la Garde.


Artillerie tout juste suffisante, le tout déployé au maximum.

L’affaire a commencé du côté français, et comme il se doit, par le déploiement de tirailleurs au centre.


Face à une ligne adverse compacte, ils ont dû rapidement se replier sous le feu de 8 bataillons en double ligne de compagnie, totalisant un nombre impressionnant de figurines.


Cuirassiers, chasseurs et hussards français, se jetant ensuite à plusieurs reprises contre les meilleurs bataillons prussiens et silésiens, disposés en échiquiers et soutenus par de l’artillerie, n’ont guère eu de succès.



Les conscrits français, arrivant en colonne devant les bataillons de Landwehr de l’Elbe, de Prusse Occidentale et de Silésie ont également subi un tir sévère avant de pouvoir répliquer.



L’échange d’amabilité a duré quand même trois périodes avant qu’ils ne lâchent pied, décimés et démoralisés.


Suivant les tirailleurs, 4 bataillons de ligne soutenus par l’artillerie ont réussi à malmener quelque temps le 2ème régiment d’infanterie de réserve de Poméranie.


La ligne adverse allait-elle craquer ?

En regroupant la cavalerie allait-on enfin pouvoir exploiter cet avantage ?




Non, car au son des tambours grêles et des fifres, les trois beaux bataillons de la Garde Prussienne apparurent à point nommé, suturant la ligne de front.


Et la Garde Française justement ?
Mise à droite en défense d’un village, elle a été fixée par les cuirassiers, dragons, uhlans, hussards et cavaliers nationaux, les deux partis se tenant mutuellement en respect.


Une attaque de uhlans fut repoussée sans ménagement par le feu précis des fusiliers-chasseurs.


Une autre charge, cette fois des fameux « Leibhusaren », sur la même unité restée en ligne pour développer une meilleure puissance de feu, aboutit davantage.


La moyenne Garde fut ramenée à coups de sabre dans le village, tandis que le reste de la brigade, définitivement bloquée, en verrouillait l’accès contre toute éventuelle exploitation prussienne.


Conclusion, le prussien bien que malmené en divers points a tenu, le français n’ayant réellement mordu nulle part.
Ca pourrait être presque un match nul, mais en 1814 pour le français c’est plutôt une défaite…

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