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18 nov. 2005

Campagne d'Autriche, juillet 1809.

Eté 1809. A une moyenne de 4 km/heure, sur l'air de "Cadet Roussel" ou encore "j'aime l'oignon frit à l'huile", l'armée française, chemin faisant, pille joyeusement toutes les contrées qui ont la malchance d'être sur les routes convergeant des frontières de l'empire français vers Vienne.
C'est que les autrichiens bombent à nouveau le torse, ce qui est intolérable au vainqueur d'Ulm et d'Austerlitz.
Les meilleurs de ses soldats sont certes restés en Espagne pour une courte, espère t-on, période de maintien de l'ordre, mais l'empereur ne dira t-il pas un jour que sa personne vaut 50 000 hommes!?...

La bataille de Wagram a eu lieu avec le résultat que l'on sait.
24 heures après la défaite des autrichiens, Napoléon engageait la poursuite contre les vaincus.
Les avant-gardes françaises du corps de Masséna se trouvèrent en ce début d'après midi face à un plateau tenu par des unités de couverture, cavalerie, infanterie et artillerie, peu décidées à libérer le passage.
De la force de trois brigades, les Français, pêchant par une trop grande confiance en eux suite à la victoire de l'avant veille, ou étant conduits par un général ambitieux, lancèrent l'attaque immédiatement sans attendre le reste du corps d'armée.

Leur déploiement un peu laborieux fut cependant compensé par l'immobilisme des Autrichiens, soigneusement abrités dans les vergers et les fermes, ainsi que derrière les lignes de crête.
Avançant au centre et en ligne pour minimiser les feux adverses, le 3ème régiment d'infanterie Suisse, encouragé par la présence d'un brillant général de brigade et bénéficiant de soutien, montra sa valeur en délivrant contre des pièces de 12, des "jagers" et des grenadiers Hongrois ses feux meurtriers, tout en subissant les leurs sans broncher.

Son avance n'en fut pas moins stoppée.

L'infanterie légère française attaquant la droite ennemie n'eut pas plus de réussite, ayant à repousser des charges de hussards et de dragons, avant de céder devant des cuirassiers autrichiens.
Ce succès contre la gauche française aurait pu avoir de graves conséquences sans l'intervention en urgence d'une brigade de chasseurs à cheval.
S'ensuivit alors une série de combats de cavalerie aussi acharnés que confus.
Finalement, la situation se stabilisa, les deux adversaires épuisés retrouvant en gros leurs positions du début de la partie.

La droite française, après quelques succès de ses hussards et dragons, et malgré les belles manoeuvres de son infanterie, se vit refuser l'accès du plateau par l'infanterie hongroise et les "fusiliers frontière", alors que le centre droit français, handicapé par un terrain défavorable, ne put coordonner correctement ses attaques, ce dont surent profiter avec maîtrise les nombreux bataillons d'infanterie allemande.
Les autrichiens n'ont rien lâché, reconduisant ou bloquant en bas du plateau les 11 bataillons, 16 escadrons et 3 batteries français, décontenancés devant une telle résistance.

Il est à parier que les "kaiserlicks" auront évacué le village et le plateau à la nuit, et que leur combat d'arrière-garde aura permis à nombre d'unités défaites à Wagram de se soustraire à la destruction ou la capture.

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