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11 sept. 2005

Bataille de Minden, 1er aout 1759.

Sur la table de jeu, 45 bataillons de ligne régulière, appuyés de divisions de cavalerie et d'artillerie moyenne, s’entredéchirèrent dans le tumulte du feu et des charges. La tache des Français ne se révélait pas des plus simples. Devant déloger l’armée anglo-allemande, solidement accrochée sur un plateau, les pertes pouvaient s’annoncer très élevées. Les troupes du général Wangenheim (Hannovrien), s’étirait le long de villages et de redoutes prêtes à cracher tout leur feu sur les lignes de bataille françaises.

Clairement l’armée française sous le commandement du maréchal de Broglie (JF, puis relevé par Nicolas), montra sa volonté d’engager l’ennemi, et de le chasser des hauteurs. Toute la difficulté pour Maurice tenait à garder une bonne coordination dans sa ligne de défense très étendue. Il se rendit vite à l’évidence qu’il ne pourrait défendre efficacement tous les points d’accroche que le Français pouvait tenter de prendre le long du plateau. La brigade du Bade-Wurtemberg fut envoyée par Maurice à l’aile gauche de l’armée anglo-allemande avec l’espoir de tenir ce flanc peu défendu.


Les divisions françaises impeccablement alignées, avançaient au pas, imperturbables, le fusil à l’épaule, et sous le feu de l’artillerie anglo-hanovrienne. Rapidement, Nicolas vit l’opportunité de mettre en danger avec sa division de cavalerie lourde, le flanc droit de l’armée anglaise.


Une redoute mal protégée par l’infanterie devenait une proie idéale pour les sabres longs français. Mais une erreur grossière du général de division de St Pern, hors de la zone de commandement, rendit impossible l’attaque coordonnée d’une partie de la cavalerie. Seul un régiment mena la charge. Qu’à cela ne tienne ! La fougue des cavaliers français suffirait peut être.


La réaction de Maurice fut peut être un peu lente, mais bien menée ; et bien que n’évitant pas la destruction de sa batterie, elle permis d’éviter toute exploitation en profondeur.
 


Les bataillons français de Nicolas entrèrent le tour suivant à portée de feu des anglo-allemands. Très impétueux, il lança toute une brigade sur sa droite, à l’attaque du plateau. Les pertes étaient telles que deux bataillons furent littéralement annihilés. Ne tenant plus au moral, ils furent retirer de la table. Mais le prix de cette victoire coûta cher aussi à l’Anglais, qui finit par voir sa ligne de défense se fragmenter dans ce secteur. Un régiment de Grenadiers anglais fut même forcé de se replier, brisé.

Mais l’Anglais a la réputation de rester stoïque, même dans les moments les plus difficiles. Maurice ne faillit pas à cette réputation. Sûr de ses hommes, il ordonna cependant une attaque coordonnée sur les troupes françaises. Incroyable ! Alors que l’armée anglo-allemande tenaient les meilleures positions possibles en hauteur. Il décida néanmoins de passer à l’offensive sur l’ensemble de la ligne de front. La qualité de ses bataillons étant d’ailleurs très bonne.


Son flanc gauche finit malgré tout par céder à la pression française. Alors qu’au centre, les combats étaient loin d’être finis. Qui sait qui aurait lâché le premier ? Hélas, la partie s’arrêta sur ces faits.

Au bilan, le français est parvenu à prendre un objectif important de ses ordres : déloger les anglais et Bade-Wurtembergeois à droite du plateau, ainsi que la prise du village de Todtenhaussen. La pression par la suite pourrait se révéler très difficile pour l’armée anglo-hannovrienne, au moral néanmoins supérieure à l’ennemi, dans son attaque au centre du terrain. Par les objectifs pris, c’est bien le Français qui a été vainqueur aujourd’hui.

Anglo-allemands : 21 bataillons d’infanterie régulière
7 escadrons de cavalerie lourde
4 batteries d’artillerie moyenne

Français : 24 bataillons d’infanterie régulière
8 escadrons de cavalerie lourde
3 batteries d’artillerie moyenne

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