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15 juin 2008

Bergen, 13 avril 1759.

En cette matinée plutôt fraîche et humide, les troupes de Louis XV se préparent à repousser l’attaque de l’armée d’observation, levée par Ferdinand de Brunswick durant la période hivernale. Reliquat de tout ce que le prince a pu réunir, elle ressemble davantage à une tour de Babel qu’à cette armée anglo-hanovrienne que son rival, le duc de Cumberland, commandait encore fièrement deux ans auparavant.
D’autant que la situation est critique. Francfort a été prise par les Français à la fin du mois de janvier 1759, et tout laisse à croire que toute la Franconie risque de tomber à son tour. Aussi, faut il tenir ici même, dans ce verrou que constitue l’axe Vilbel – Bergen.

Accoudée à la rivière Riva, la ligne de défense française ne pourra pas être continue. Trop peu de troupes pour cela. Bref, le duc de Broglie (allias Michel) devra faire des choix drastiques.


Du côté des anglo-alliés, la difficulté tient au terrain boisé et très vallonné, voire escarpé de la région.


Ce qui signifie qu’il va falloir pour les hommes, avancer à mi-vitesse. Et pour l’appui en canons, seule l’artillerie légère peut s’y risquer, et encore … à mi-vitesse elle aussi.


Pire, les troupes dont dispose le prince Allemand (Franck et son bras droit Spontz91) ne sont pas, pour beaucoup, adaptées à la configuration de la bataille ; et notamment sa cavalerie. Tant pis, il faudra faire avec !
Toujours au nord, les Français ont construit deux pontons sur la rivière Nidda non guéable ; et donc ceux-ci, permettraient à la colonne de renfort d’arriver au moment opportun.


Au centre de la bataille, se trouvent des champs en labours qui risquent de gêner au redéploiement des lignes d’infanterie. Il faudra peut être au général en chef français ne pas oublier cette éventualité.


Enfin au sud, la ville fortifiée de Bergen, est entourée par des vergers qui rendent toute charge de la cavalerie impossible.


La partie s’annonce donc difficile pour les deux camps…

A 15h30, les troupes sont enfin en formation. Les généraux en chef ont été en effet assez fébriles dans la mise en place de leurs ordres … La peur de la défaite peut être, hé hé. Toujours est-il que nous avons perdu beaucoup de temps dans cette phase du jeu. C’est un peu dommage, snif !

Il semble dés lors que le général français a essayé au mieux de garder une ligne continue de Vilbel à Bergen. Pas simple pourtant, lorsque l’on sait que les généraux de ligne de bataille ont une aire de commandement de 36 cm, et les brigadiers que de 20 cm. Dés lors, Victor-François de Broglie a concentré ses troupes sur deux points d’accroche : les pôles urbains de Vilbel et de Bergen.

Au nord, les troupes sont disposées en ligne, le long de la voie en terre battue qui traverse le village de Vilbel. Trois bataillons de la milice de France tiennent le débouché des deux pontons ; alors que dans le village, deux bataillons tiennent en « défense en hérisson ».



On aperçoit d’ailleurs le général de division (plutôt appelé à l’époque, général de ligne de bataille) avec son dé de points de commandement (un 5 sur un dé de 8).
La ligne se poursuit ainsi le long de la route vers le sud. On distingue les deux bataillons du régiment suisse Diesbacht


Les Anglo-allemands quant à eux, avancent péniblement dans les bois de chênes et de sapins. On voit entre autres, le 2 ème régiment de hussards prussiens, ainsi que les escadrons et troupes à pied des chasseurs de Freytag, appartenant à l’armée hanovrienne.


Ils sont suivis par des sapeurs hanovriens qui auront la tache difficile de faire sauter les pontons. Le général Dury a 5 points d’ordre à dépenser. C’est peu, étant donné les contraintes du terrain.


Malgré tout, l’attaque s’annonce puissante. Hussards et chasseurs à cheval de Freytag ont même pu se mettre en ligne ; et malgré le feu de l’artillerie lourde française, l’assaut n’est pas repoussé.


Pendant ce temps, le centre français beaucoup plus faible s’apprête à recevoir toute la cavalerie ennemie.



Les troupes anglo-allemandes fondent sur les faibles défenses françaises.


La division de cavalerie lourde charge sans difficulté la redoute isolée française. En attachant son général de division, l’Anglais souhaite donner toute ses chances à cette charge. Mais attention au risque d’une blessure possible… Le feu de réplique est dévastateur, pourtant la rage est dans le cœur des cavaliers qui ne faiblissent pas, et atteignent la terrible redoute.


Les artilleurs ne peuvent que s’enfuir. Quant aux pauvres volontaires d'infanterie légère, ils ne font pas long feu non plus, et doivent reculer, mais en faisant face à l’ennemi. C’est un moindre mal...


Cependant, le général Français ne panique guère, et lance une charge à son tour. La mêlée de cavalerie est alors digne d'une guerre de Titans. Laissons ici le fracas des sabres et le cris des hommes. Mais voilà, la chance n’est pas française ce jour-là. Le régiment de Harcourt qui est adjacent à la charge en cours, se prend un feu d’artillerie postée sur un promontoire.

Une seule perte, mais l’obligation de passer un petit test moral. 3 dés à lancer, et un minimum de 6 à obtenir. Autant dire, pas grand chose. Et voilà qu’un triple 3 vient glacer le sang du général en chef. La sanction est immédiate : une retraite à plein mouvement et un niveau de moral jaune (battu).


C’est un régiment en moins pour une éventuelle mêlée qui se prolongerait au tour suivant.

Au sud, le dispositif français est très brouillon. Dans la ville fortifiée de Bergen, seul un régiment en « défense en hérisson » était autorisé en début de partie.

En dehors de ces murs protecteurs, quatre autres bataillons (dont deux des Grenadiers de France) attendent en ligne de bataille.


L’attaque ennemie ne se fait pas attendre. Et les Dragons prussiens de Bayreuth, trop intrépides, se lancent dans une charge seuls, en colonne d’escadrons que seule la cavalerie prussienne sait employer à l’époque. Ce qui lui donne + 1 point au test moral, ainsi que lors de mêlées. Mais ces fiers cavaliers font face aux Grenadiers de France (parmi les meilleures troupes françaises … qui n’ont malheureusement pas participé à la guerre de 7 ans. Une petite distorsion historique ; mais ils sont tellement beaux !)

Le résultat est catastrophique pour les Dragons prussiens qui se volatilisent littéralement sur place. (7 pertes pour un régiment qui ne peut encaisser que 6 pertes au plus, soit 50 % de l’effectif de départ. Il est donc retiré de la table de jeu)

L’erreur sera comprise, et du côté allemand on met maintenant toute l’infanterie dans la bataille. Grenadiers qu’ils soient, ceux-ci sont contraints à leur tour à une retraite avec un pion moral jaune (battu)


La partie s’achève au centre par une mêlée généralisée de la cavalerie des deux camps. Bref, chacun y met ce qui reste.

Bien que le duc de Broglie ait placé avec intelligence ses troupes, et souvent réagis avec promptitude aux coups de butoir ennemis ; quelques erreurs de mouvement au sud, et le peu de troupes au centre (on peut pas être partout à la fois …), ont permis à la perfide Albion de sortir vainqueur de ces combats.

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