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23 août 2009

Nimègue, 19 septembre 1944.

Le 19 septembre 1944, entre le pont de Grave et celui de Nimègue.
La fameuse odyssée du 30ème corps, en particulier des Grenadiers Guards, venant tendre la main aux paras U.S. de la 82ème division.



Les faubourgs de Nimègue étaient en vue.



Les premiers Sherman, maintenant à portée de canon des habitations, venaient d’écraser un 50mm antichar.
Ultime défense, le gros des ennuis était-il passé, ou fallait-il encore craindre des contre-attaques ?
 

Pour les paras du 505ème, après les durs combats des jours précédents, il était décidé de tenir ce qui avait été pris, et de continuer les combats de sécurisation avec l’aide des chars britanniques, une fois ceux-ci arrivés.
C’était sans compter sur la pugnacité des S.S. de la Frunsberg.
Ces derniers étaient bien conscients de l’importance pour chacun des deux camps du contrôle des ponts et carrefours, et du danger qu’en représenterait une exploitation par les chars des Guards.
Ne laissant pas aux paras le temps de souffler, ils rallumèrent des combats incertains de cave en balcons, par les chemins creux et les escaliers, souvent au corps à corps.


Ils commençaient à prendre l’avantage sur les « Amis », quand les Sherman et leurs fantassins d'accompagnement, après avoir repoussé une faible contre-attaque d’infanterie, subi des pertes de transport et montré des signes de flottement, se mirent enfin en ordre de bataille face au village.


La donne s’en trouva changée, mais malgré l’avalanche de projectiles éventrant les toits et les façades leur servant d’abris, les allemands, vétérans de bien des combats, tinrent cependant bon, rendant les coups, incendiant un char et causant des pertes à l’infanterie portée.



L’arrivée par le nord-est d’une colonne de renforts allemands rendit la tâche des alliés plus difficile encore, au point que la totalité des canons disponibles, chars et antichars, se trouva bientôt engagée devant le village.
Erreur, car il ne restait plus rien pour protéger les flancs.

Et comme par hasard, ce fut à ce moment que l’allemand monta ses contre-attaques.

D’abord sur la gauche alliée, avec un vieux B1 bis de maintien de l’ordre (division Von Tettau), et ensuite sur la droite avec une section de Stug appuyée par des paras (1er armée para).



Concentrés sur les divers objectifs tenus par les S.S., les équipages de Sherman perdirent plusieurs engins en peu de temps sans pouvoir réagir.

Au moment où leur aide précieuse faisait glaner enfin quelques succès aux paras et à l’infanterie portée, ces deux soudaines et efficaces contre-attaques allaient sûrement leur faire lâcher prise, voire les forcer au repli.
Si des avancées ont été obtenues dans le village par les paras U.S., grâce au soutien des Guards, il n’est toujours pas sécurisé.
Il faudra donc prendre le temps de monter une attaque plus puissante, avec d’autres moyens, pour en venir à bout. Pas facile sur une route unique…
On peut penser qu’après leur raid, les Stug vont disparaître aussi vite qu’ils sont venus, quitte à intervenir à nouveau sur une autre portion de route.
Tout cela ne va pas aider les hommes de la 1ere Airborne, du général Urquhart, combattant seuls à Arnhem quelques 30 km plus au nord, pour défendre un pont décidement trop loin…

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