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12 juin 2005

Région de Borna en Saxe,10 octobre 1813.

Tous les adversaires séculaires de l’empereur ont joint leurs forces pour l’abattre.
C’est la campagne d’Allemagne qui s'achèvera sur les rives du RHIN, avant la campagne de France et la première abdication.

Malgré la science militaire de Napoléon et le courage de ses soldats, la détermination des Russes, Autrichiens, et des Prussiens ne faiblit pas.

Deux lieutenants de Joachim MURAT, roi de NAPLES, à savoir Nicolas et Maurice pourront-ils tenir face aux russes du général WITTGENSTEIN, voire même les repousser.
Les sombres colonnes d’infanterie abondamment garnies d’artillerie et couronnées d’une innombrable cavalerie venant dans leur direction sont commandées par Franck...

 Avec tout le recul dû au temps, aux historiens, en relativisant les mythes qui se font aussi sûrement qu’ils se défont, il se trouve malgré tout et devant l’histoire que les drapeaux de certains régiments de l’armée napoléonienne affichaient « VIENNE, BERLIN, MADRID, MOSCOU ».

Une bataille mal engagée à cause du rapport de forces, d’un mauvais placement initial, pour qui a lu quelques-unes des épopées impériales, sait que rien n’est impossible aux soldats français d’alors.
Mais ça, c’est l’Histoire et nous, c’est qu’un jeu ; et pourtant.

Avec pas mal d’années de lecture sur la période et de pratique du jeu, à la vue de ces quelques unités dispersées, inférieures en nombre suite à un budget risqué, ayant en face d’eux des généraux d’expérience, même votre serviteur n’aurait pas parié cher sur l’issue de ce combat pour les Français.
Comment en effet croire que des voltigeurs ne plieraient pas au premier tour de mêlée contre des unités en colonne de division…

Comment croire que 8 pièces de 12 françaises pourraient tenir la dragée haute à 12 pièces de 12 russes…
Comment croire que, alors que l’affaire semblait entendue, un bataillon français sortant l’arme au bras d’un village, aborde et prenne en flagrant délit deux bataillons de chasseurs russes les mettant l’un et l’autre en déroute…

Comment croire qu’un seul régiment de cuirassiers, se déployant devant l’ennemi comme à l’exercice, essuyant à courte portée le feu de file d’un bataillon placé en hauteur, resté en ligne pour développer un maximum de feu, soutenu par plusieurs pièces de 12, ce même régiment de « gros frères » mettrait en danger tout le centre russe, culbutant un bataillon d’infanterie et chassant à coup lattes les artilleurs épouvantés de toute une batterie russe…

Comment croire que deux bataillons, un de jeune garde et un de chasseurs, regroupés pour la circonstance en carré, devant une brigade de cavalerie légère russe, matraqués par une batterie à cheval, attaqués de front par un régiment de ligne russe au complet, puissent tenir sans fléchir…

Certains soldats français ont parcouru près de 30000 kilomètres durant les guerres du consulat et de l’empire, marchant la nuit, combattant le jour, avec leur barda sur le dos, supportant privations et maladies, n’ayant comme seule famille depuis des années que leur régiment, leur bataillon, leur compagnie, inspirant la crainte et le respect à leurs adversaires, tant par leurs exploits à travers l’Europe que par leur sang froid sous le feu ennemi, leur mine rébarbative.

Il n’est pas à douter que les Russes aient rencontré ce samedi des adversaires ayant ce profil…

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