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15 juin 2011

Biélorussie, à l'ouest de Bobruisk : juillet 1944.

Suite à l'offensive soviétique du 22 juin, La 4ème armée allemande n'existe plus...
Quelques groupes ayant échappé aux encerclements tentent de rejoindre les lignes amies.
Parmi ceux-ci, les hommes du Hauptmann Venger.
« Courage, les nôtres doivent être proches maintenant ; reste encore à traverser la forêt de Bielodek... »
« Vous n'y pensez pas Herr Hauptmann, et les partisans ? »
« C'est ça ou les T34 ; allons-y ! »...



Partisans, cosaques, commandos-paras du N.K.V.D., tireur d'élite, fantassins, étaient au menu côté soviétiques ; les allemands ayant eux à gérer deux sections de fuyards avec des éléments de soutien, une section de génie renforcée, et une faible compagnie d'infanterie chargée de recueillir l'ensemble.


 Aucun joueur n'avait une vue précise de la situation générale, la forêt de Bielodek étant plutôt dense, rendant les communications par radio difficiles, celles-ci étant dès lors péniblement assurées par des courriers.

Les seules certitudes pour chaque joueur en début de partie, étaient que du sud-est arrivait la déferlante soviétique, tandis qu'à l'ouest, de l'autre côté de la Ptitsch ( ! ) le front allemand tentait de se reconstituer.

 Les éléments en retraite, au centre, épuisés mais déterminés, talonnés par « Ivan » sûr de sa victoire, prirent la route la plus directe à travers la forêt.

Côté sud-ouest, des « pionnieren » devant miner les routes et faire exploser des caches et dépôts de munitions de « terroristes » récemment découverts étaient sur le départ, quand ils furent attaqués par plusieurs dizaines de partisans ; lesquels furent sèchement repoussés.


Les premiers accrochages eurent aussi lieu, à distance, entre les unités en repli et les éléments de pointe soviétique en poursuite.





 Les pertes ainsi subies et les véhicules abandonnés au bord des chemins sablonneux n'entamèrent pas la détermination des allemands en retraite …



 … en imposant même aux commandos-paras du N.K.V.D. (ancêtres des Spetsnaz).

 Ces derniers, dotés de matériel de génie et pourtant bien placés pour leur poser de sérieuses difficultés sur leur ligne de repli, leur laissèrent prudemment le passage.

  Un bref combat fut quand même engagé contre quelques groupes allemands velléitaires, mais sans pousser leur avantage, les paras préférèrent s'enfoncer dans les bois pour rejoindre les partisans.

 Il est vrai aussi que les landsers en position de recueil derrière la rivière, décidèrent de leur côté d'aller tendre la main à leurs camarades en difficulté, plutôt que de rester à attendre l'arme au pied la suite des événements.

 Ce mouvement, qui aurait pu poser problème aux commandos-paras, fut une décision heureuse car le contact fut vite pris avec les unités en repli.

 Un doublé fut même réussi, car en plus de soutenir les troupes en repli au centre, il fut possible de monter, au sud, et conjointement avec les unités du génie, une attaque décisive contre les partisans qui furent anéantis.

 Malgré la pression croissante venant de l'arrière et du côté nord, l'infanterie allemande était en passe d'échapper aux soviets, de même que les sapeurs ayant maintenant le champ libre.
Pas pour longtemps ; trop heureux de se replier, ils en oublièrent d'incendier le campement des « terroristes » malgré leurs lance-flammes et explosifs.

 Mal leur en pris, car c'est justement de ce point que déboulèrent des unités de cavalerie soviétique.
Harcelant, sur le seul chemin praticable, côté sud, les fuyards à coup d'obusiers de 76,2 hippomobiles, les cavaliers se lancèrent à leur poursuite à travers bois.



Reçus sèchement, une partie fut repoussée tandis qu'une autre, de concert avec les inévitables commandos paras ayant rallié au sud, fut bien près d'anéantir les « Feldgrauen » maintenant proches du salut.


 Ces derniers, se jetant dans la rivière sous le feu adverse purent rejoindre leurs lignes in extremis, les unités soviétiques les talonnant étant trop dispersées ou diminuées pour continuer la poursuite...
Avantage donc pour les allemands qui ont sauvé l'essentiel, la plupart de leurs hommes.




Avantage seulement, car les succès locaux obtenus en cet été 1944, à l'Est comme à l'Ouest, même importants, ne peuvent plus s'appeler « victoires »...

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